Le Temps des astronomes - Collectif

By Collectif

Release Date: 2017-04-14

Genre: Astronomy

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À la fin du Moyen-Âge, et jusqu’au dĂ©but de l’époque moderne, l’astronomie n’a pas rĂ©ellement d’autonomie ni sa fin en elle-mĂȘme : largement ancillarisĂ©e, elle a surtout pour fonction et pour tĂąche de mesurer les pĂ©riodes planĂ©taires, et donc le temps. Ce qu’en dit le thĂ©ologien Andreas Osiander, dans l’Avis au Lecteur ajoutĂ© en tĂȘte du De Revolutionibus, Ă©nonce la dĂ©finition et la fonction de l’astronomie encore valable — du moins certains le souhaiteraient-ils — au temps de Copernic : « Il revient en propre Ă  l’astronome de faire l’histoire des mouvements cĂ©lestes (
) de concevoir et d’inventer des hypothĂšses quelles qu’elles soient par la supposition desquelles on puisse calculer avec exactitude, Ă  partir des principes de la gĂ©omĂ©trie, ces mouvements tant pour le futur que pour le passĂ©. » Cet ouvrage travaille Ă  vĂ©rifier la pertinence de cette dĂ©finition, Ă  en comprendre les enjeux, et aussi les limites, c’est-Ă -dire Ă  comprendre comment et pourquoi cette dĂ©finition de l’astronomie est rapidement devenue insuffisante, inadĂ©quate, et finalement obsolĂšte. Mais il montre aussi, Ă  sa façon, comment la « science moderne » qui est « fille de l’astronomie
 descendue du ciel sur la terre le long du plan inclinĂ© de GalilĂ©e » (Bergson), n’a pu constituer le temps en une variable indĂ©pendante qu’en sĂ©parant radicalement le temps rĂ©el, historique, d’un temps idĂ©al, condition de possibilitĂ© des phĂ©nomĂšnes physiques. Notre ouvrage peut aussi se lire comme une enquĂȘte sur l’origine de ce partage. Édouard Mehl est professeur de philosophie moderne et histoire des sciences Ă  l’UniversitĂ© de Lille, et membre de l’UMR 8163 du CNRS (Savoirs, Textes, Langage). Nicolas Roudet dirige la bibliothĂšque de la Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme en Alsace (MISHA), Ă  l’UniversitĂ© de Strasbourg.

Le Temps des astronomes - Collectif

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Release Date: 2017-04-14

Genre: Astronomy

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À la fin du Moyen-Âge, et jusqu’au dĂ©but de l’époque moderne, l’astronomie n’a pas rĂ©ellement d’autonomie ni sa fin en elle-mĂȘme : largement ancillarisĂ©e, elle a surtout pour fonction et pour tĂąche de mesurer les pĂ©riodes planĂ©taires, et donc le temps. Ce qu’en dit le thĂ©ologien Andreas Osiander, dans l’Avis au Lecteur ajoutĂ© en tĂȘte du De Revolutionibus, Ă©nonce la dĂ©finition et la fonction de l’astronomie encore valable — du moins certains le souhaiteraient-ils — au temps de Copernic : « Il revient en propre Ă  l’astronome de faire l’histoire des mouvements cĂ©lestes (
) de concevoir et d’inventer des hypothĂšses quelles qu’elles soient par la supposition desquelles on puisse calculer avec exactitude, Ă  partir des principes de la gĂ©omĂ©trie, ces mouvements tant pour le futur que pour le passĂ©. » Cet ouvrage travaille Ă  vĂ©rifier la pertinence de cette dĂ©finition, Ă  en comprendre les enjeux, et aussi les limites, c’est-Ă -dire Ă  comprendre comment et pourquoi cette dĂ©finition de l’astronomie est rapidement devenue insuffisante, inadĂ©quate, et finalement obsolĂšte. Mais il montre aussi, Ă  sa façon, comment la « science moderne » qui est « fille de l’astronomie
 descendue du ciel sur la terre le long du plan inclinĂ© de GalilĂ©e » (Bergson), n’a pu constituer le temps en une variable indĂ©pendante qu’en sĂ©parant radicalement le temps rĂ©el, historique, d’un temps idĂ©al, condition de possibilitĂ© des phĂ©nomĂšnes physiques. Notre ouvrage peut aussi se lire comme une enquĂȘte sur l’origine de ce partage. Édouard Mehl est professeur de philosophie moderne et histoire des sciences Ă  l’UniversitĂ© de Lille, et membre de l’UMR 8163 du CNRS (Savoirs, Textes, Langage). Nicolas Roudet dirige la bibliothĂšque de la Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme en Alsace (MISHA), Ă  l’UniversitĂ© de Strasbourg.

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