Les Ă©tudes ici rassemblĂ©es interrogent les articulations et dĂ©sarticulations que Jean-François Lyotard place au principe du langage. Le volume dessine ainsi les lignes de force et les dĂ©placements de sa pensĂ©e, ses prĂ©supposĂ©s et ses apories. Il montre les malentendus et les polĂ©miques suscitĂ©s par sa réécriture radicale de la rationalitĂ©. « Pas de langage en gĂ©nĂ©ral », dit Lyotard, mais des langages multiples, des types de discours hĂ©tĂ©rogĂšnes que la politique brasse sans pacifier leurs conflits. La recherche du consensus, dont lâ« Ă©thique de la discussion » a soulignĂ© lâimportance, tend Ă occulter les diffĂ©rends qui divisent les fins respectives des genres de discours. « On ne peut pas ĂȘtre pacifiste en matiĂšre de phrases, et pas indiffĂ©rent. » Car tout enchaĂźnement discursif signe la victoire dâun genre et porte tort aux autres. Sans compter que la parole, quel quâen soit le registre, Ă©clipse par principe ce qui Ă©chappe aux contraintes linguistiques, ce champ de la sensation et du sentiment que Discours, figure explorait, dĂšs 1971, en inventant le « figural ». AprĂšs 1983, aprĂšs lâ« ontologie des phrases » du DiffĂ©rend, Lyotard cherche Ă cerner ce que les mots laissent en souffrance et dont ils doivent pourtant tĂ©moigner. Phrase-affect, infantia, donation sensible, Chose sont quelques-uns des noms sous lesquels il pense alors ce qui rĂ©siste au langage, le travaille de lâintĂ©rieur et signe la difficultĂ© de lâĂ©criture. Ont participĂ© Ă ce volume Isabelle Aubert, Geoffrey Bennington, GaĂ«lle Bernard, Corinne Enaudeau, FrĂ©dĂ©ric Fruteau de Laclos, Alberto Gualandi, Laurence Kahn, Charlotte Murgier, Andreas Niederberger, Sophie Nordmann, Michel Olivier, Claire PagĂšs, Ronit Peleg, GĂ©rard Raulet, Jean-François Rey, Jean-Michel Salanskis, François-David Sebbah, GĂ©rald Sfez, Rieke Trimçev.
Les Ă©tudes ici rassemblĂ©es interrogent les articulations et dĂ©sarticulations que Jean-François Lyotard place au principe du langage. Le volume dessine ainsi les lignes de force et les dĂ©placements de sa pensĂ©e, ses prĂ©supposĂ©s et ses apories. Il montre les malentendus et les polĂ©miques suscitĂ©s par sa réécriture radicale de la rationalitĂ©. « Pas de langage en gĂ©nĂ©ral », dit Lyotard, mais des langages multiples, des types de discours hĂ©tĂ©rogĂšnes que la politique brasse sans pacifier leurs conflits. La recherche du consensus, dont lâ« Ă©thique de la discussion » a soulignĂ© lâimportance, tend Ă occulter les diffĂ©rends qui divisent les fins respectives des genres de discours. « On ne peut pas ĂȘtre pacifiste en matiĂšre de phrases, et pas indiffĂ©rent. » Car tout enchaĂźnement discursif signe la victoire dâun genre et porte tort aux autres. Sans compter que la parole, quel quâen soit le registre, Ă©clipse par principe ce qui Ă©chappe aux contraintes linguistiques, ce champ de la sensation et du sentiment que Discours, figure explorait, dĂšs 1971, en inventant le « figural ». AprĂšs 1983, aprĂšs lâ« ontologie des phrases » du DiffĂ©rend, Lyotard cherche Ă cerner ce que les mots laissent en souffrance et dont ils doivent pourtant tĂ©moigner. Phrase-affect, infantia, donation sensible, Chose sont quelques-uns des noms sous lesquels il pense alors ce qui rĂ©siste au langage, le travaille de lâintĂ©rieur et signe la difficultĂ© de lâĂ©criture. Ont participĂ© Ă ce volume Isabelle Aubert, Geoffrey Bennington, GaĂ«lle Bernard, Corinne Enaudeau, FrĂ©dĂ©ric Fruteau de Laclos, Alberto Gualandi, Laurence Kahn, Charlotte Murgier, Andreas Niederberger, Sophie Nordmann, Michel Olivier, Claire PagĂšs, Ronit Peleg, GĂ©rard Raulet, Jean-François Rey, Jean-Michel Salanskis, François-David Sebbah, GĂ©rald Sfez, Rieke Trimçev.