Quand on a Ă©crit Ă Dieu, on peut se permettre dâĂ©crire au Diable, surtout quand on croit davantage Ă lâun quâĂ lâautre. Dieu, nous lâavons fait Ă notre image. Le Diable nous a Ă©tĂ© imposĂ©. Je voyais en Dieu un intellectuel de gauche, avec tout ce que cela comporte de naĂŻvetĂ©s, de pudeurs, dâenthousiasmes, de raideurs aussi. CâĂ©tait en fin de compte un personnage sĂ©duisant et, en tout cas, difficile Ă oublier. Le Diable, lui, câest un conservateur. Il a peur de tout, et surtout du changement. Il a peur que le changement le laisse en arriĂšre. On a du mal Ă entrer avec lui dans la confidence tant il se surveille et tant il surveille les autres. Il est lâadulte Ă©ternel devant la jeunesse du monde. Ce nâest pas un personnage sympathique et le sourire se fige quand on est tentĂ© de plaisanter avec lui. Lâennui est quâon le porte en soi et quâil nây a pas moyen de sâen dĂ©barrasser.
Quand on a Ă©crit Ă Dieu, on peut se permettre dâĂ©crire au Diable, surtout quand on croit davantage Ă lâun quâĂ lâautre. Dieu, nous lâavons fait Ă notre image. Le Diable nous a Ă©tĂ© imposĂ©. Je voyais en Dieu un intellectuel de gauche, avec tout ce que cela comporte de naĂŻvetĂ©s, de pudeurs, dâenthousiasmes, de raideurs aussi. CâĂ©tait en fin de compte un personnage sĂ©duisant et, en tout cas, difficile Ă oublier. Le Diable, lui, câest un conservateur. Il a peur de tout, et surtout du changement. Il a peur que le changement le laisse en arriĂšre. On a du mal Ă entrer avec lui dans la confidence tant il se surveille et tant il surveille les autres. Il est lâadulte Ă©ternel devant la jeunesse du monde. Ce nâest pas un personnage sympathique et le sourire se fige quand on est tentĂ© de plaisanter avec lui. Lâennui est quâon le porte en soi et quâil nây a pas moyen de sâen dĂ©barrasser.