Dans ces neuf lettres qui se concentrent sur le monde des femmes autour de la MĂ©diterranĂ©e, Etel Adnan suit au cours de quelques voyages des destinĂ©es singuliĂšres et sâintĂ©resse Ă des environnements prĂ©cis car ces lieux dĂ©finissent Ă leur façon les femmes qui les habitent. Les femmes ne vivent pas dans le vide ni ne vivent les mĂȘmes situations. Beyrouth, aussi, sortant de quinze annĂ©es inouĂŻes de guerre, occupe dans ce livre une place Ă part. « Et depuis, dans un imaginaire constamment actualisĂ©, la femme a Ă©tĂ© ce qui attend : elle attend de grandir, elle attend sa pubertĂ©, attend le fiancĂ©, le mari, lâenfant, la vieillesse, et la mort. Elle attend que les enfants aillent et viennent, quâils grandissent, quâils se marient, que le mari parte le matin, quâil rentre le soir. Elle attend que lâeau bouille, que la guerre finisse, que le printemps revienne. Elle attend dâĂȘtre embrassĂ©e, prise, rejetĂ©e, oubliĂ©e. Elle attend lâheure de lâamour, celle de la vengeance, de lâoubli, et de nouveau la mort. »
Dans ces neuf lettres qui se concentrent sur le monde des femmes autour de la MĂ©diterranĂ©e, Etel Adnan suit au cours de quelques voyages des destinĂ©es singuliĂšres et sâintĂ©resse Ă des environnements prĂ©cis car ces lieux dĂ©finissent Ă leur façon les femmes qui les habitent. Les femmes ne vivent pas dans le vide ni ne vivent les mĂȘmes situations. Beyrouth, aussi, sortant de quinze annĂ©es inouĂŻes de guerre, occupe dans ce livre une place Ă part. « Et depuis, dans un imaginaire constamment actualisĂ©, la femme a Ă©tĂ© ce qui attend : elle attend de grandir, elle attend sa pubertĂ©, attend le fiancĂ©, le mari, lâenfant, la vieillesse, et la mort. Elle attend que les enfants aillent et viennent, quâils grandissent, quâils se marient, que le mari parte le matin, quâil rentre le soir. Elle attend que lâeau bouille, que la guerre finisse, que le printemps revienne. Elle attend dâĂȘtre embrassĂ©e, prise, rejetĂ©e, oubliĂ©e. Elle attend lâheure de lâamour, celle de la vengeance, de lâoubli, et de nouveau la mort. »