Gibraltar, 3 octobre 1940. Salvatore Todaro, le Commandant du Cappellini, sous-marinier de la Marine italienne, doit dĂ©cider de la profondeur de navigation. Franchir le dĂ©troit de Gibraltar expose au plus grand des dangers, les Anglais tirent en continu. Mais Todaro a lâhabitude des missions pĂ©rilleuses. Et celle-ci nâest pas des moindres : tendre une embuscade au milieu de lâAtlantique.AprĂšs des jours dâennui et de diagonales inutiles, un navire est enfin repĂ©rĂ©. Un cargo commercial. Il navigue dans la zone identifiĂ©e, tous feux Ă©teints. Son pavillon demeure invisible. Mais lâEnseigne de vaisseau distingue un canon sur son pont. Todaro nâhĂ©site pas : il le torpille. BientĂŽt, des ennemis rejoignent le pĂ©rimĂštre du sous-marin Ă la nage. « Commandant, quâest-ce quâon fait ? ». Cette question, Todaro se la pose depuis des jours. Il prend alors la dĂ©cision, enfreignant tous les ordres reçus, de secourir ceux qui Ă©taient jusquâĂ prĂ©sent des adversaires et quâil considĂšre dĂ©sormais comme des naufragĂ©s. De lĂ , une cohabitation de plusieurs jours dans un espace exigu met les nerfs de son Ă©quipage Ă rude Ă©preuve. Ainsi chargĂ©, le sous-marin ne peut plus sâimmerger, faisant prendre tous les risques Ă ses propres hommesâŠĂ travers les voix de plusieurs membres de lâĂ©quipage, Sandro Veronesi, avec le rĂ©alisateur italien Edoardo de Angelis, reconstruit cet Ă©pisode bien rĂ©el de la Seconde Guerre mondiale, avec toute la puissance narrative qui est la sienne. Le Commandant Todaro, sous leur plume, devient un personnage inoubliable dâhumanitĂ© et de force de caractĂšre. Car sauver des vies en mer n'est pas seulement une obligation lĂ©gale, mais bien une obligation morale, comme le proclame le Commandant : « Nous sommes des marins, des marins italiens, nous avons deux mille ans de civilisation derriĂšre nous, et nous agissons en consĂ©quence. »Traduit de l'italien par Dominique Vittoz
Gibraltar, 3 octobre 1940. Salvatore Todaro, le Commandant du Cappellini, sous-marinier de la Marine italienne, doit dĂ©cider de la profondeur de navigation. Franchir le dĂ©troit de Gibraltar expose au plus grand des dangers, les Anglais tirent en continu. Mais Todaro a lâhabitude des missions pĂ©rilleuses. Et celle-ci nâest pas des moindres : tendre une embuscade au milieu de lâAtlantique.AprĂšs des jours dâennui et de diagonales inutiles, un navire est enfin repĂ©rĂ©. Un cargo commercial. Il navigue dans la zone identifiĂ©e, tous feux Ă©teints. Son pavillon demeure invisible. Mais lâEnseigne de vaisseau distingue un canon sur son pont. Todaro nâhĂ©site pas : il le torpille. BientĂŽt, des ennemis rejoignent le pĂ©rimĂštre du sous-marin Ă la nage. « Commandant, quâest-ce quâon fait ? ». Cette question, Todaro se la pose depuis des jours. Il prend alors la dĂ©cision, enfreignant tous les ordres reçus, de secourir ceux qui Ă©taient jusquâĂ prĂ©sent des adversaires et quâil considĂšre dĂ©sormais comme des naufragĂ©s. De lĂ , une cohabitation de plusieurs jours dans un espace exigu met les nerfs de son Ă©quipage Ă rude Ă©preuve. Ainsi chargĂ©, le sous-marin ne peut plus sâimmerger, faisant prendre tous les risques Ă ses propres hommesâŠĂ travers les voix de plusieurs membres de lâĂ©quipage, Sandro Veronesi, avec le rĂ©alisateur italien Edoardo de Angelis, reconstruit cet Ă©pisode bien rĂ©el de la Seconde Guerre mondiale, avec toute la puissance narrative qui est la sienne. Le Commandant Todaro, sous leur plume, devient un personnage inoubliable dâhumanitĂ© et de force de caractĂšre. Car sauver des vies en mer n'est pas seulement une obligation lĂ©gale, mais bien une obligation morale, comme le proclame le Commandant : « Nous sommes des marins, des marins italiens, nous avons deux mille ans de civilisation derriĂšre nous, et nous agissons en consĂ©quence. »Traduit de l'italien par Dominique Vittoz