Cette Ă©tude entreprend dâanalyser, pour la premiĂšre fois, la façon dont des protagonistes de lâart et de la littĂ©rature modernes intitulĂšrent leurs oeuvres. Si câest au milieu du XIXe siĂšcle que les peintres commencent Ă donner Ă leurs oeuvres des noms qui sont davantage que des titres de convention, lâhistoire a commencĂ© bien plus tĂŽt pour les Ă©crivains et les poĂštes. Des annĂ©es 1890 aux annĂ©es 1920, câest le rĂ©cit dâune Ă©mulation entre le mot et lâimage qui est ici racontĂ©. Mettant en parallĂšle et en relation les pratiques dĂ©veloppĂ©es par Paul Gauguin et Alfred Jarry, Paul CĂ©zanne et Ămile Zola, AndrĂ© Gide et Henri Matisse, Guillaume Apollinaire et Pablo Picasso, Francis Picabia et Tristan Tzara, AndrĂ© Breton et Max Ernst, Donatien Grau met au jour une polaritĂ© entre deux lignĂ©es, lâune accordant Ă la forme employĂ©e, poĂšme ou tableau, toute son attention, avec un refus du contexte, lâautre voyant dans lâoeuvre dâart picturale ou littĂ©raire une matrice politique, nâexistant que dans la relation Ă lâespace public. Examinant aussi bien des chefs-dâoeuvre que des documents mĂ©connus et inĂ©dits, tout en prenant en compte les cheminements individuels de chaque figure Ă©voquĂ©e, cet ouvrage propose une nouvelle gĂ©nĂ©alogie des pratiques littĂ©raires et picturales, Ă©crite Ă la lumiĂšre des titres. En effet, la nomination par les peintres et Ă©crivains de leurs oeuvres, source de bien des inventions, se rĂ©vĂšle ĂȘtre lâoutil majeur quâils partagent : image et texte portent Ă©galement des titres, et câest un signe de la libertĂ© de lâartiste moderne que de pouvoir les concevoir. La prise au sĂ©rieux des titres modernes pourrait bien offrir la clef de comprĂ©hension des rapports intimes entre les arts dans une Ă©poque canonique, oĂč beaucoup reste encore Ă dĂ©couvrir.
Cette Ă©tude entreprend dâanalyser, pour la premiĂšre fois, la façon dont des protagonistes de lâart et de la littĂ©rature modernes intitulĂšrent leurs oeuvres. Si câest au milieu du XIXe siĂšcle que les peintres commencent Ă donner Ă leurs oeuvres des noms qui sont davantage que des titres de convention, lâhistoire a commencĂ© bien plus tĂŽt pour les Ă©crivains et les poĂštes. Des annĂ©es 1890 aux annĂ©es 1920, câest le rĂ©cit dâune Ă©mulation entre le mot et lâimage qui est ici racontĂ©. Mettant en parallĂšle et en relation les pratiques dĂ©veloppĂ©es par Paul Gauguin et Alfred Jarry, Paul CĂ©zanne et Ămile Zola, AndrĂ© Gide et Henri Matisse, Guillaume Apollinaire et Pablo Picasso, Francis Picabia et Tristan Tzara, AndrĂ© Breton et Max Ernst, Donatien Grau met au jour une polaritĂ© entre deux lignĂ©es, lâune accordant Ă la forme employĂ©e, poĂšme ou tableau, toute son attention, avec un refus du contexte, lâautre voyant dans lâoeuvre dâart picturale ou littĂ©raire une matrice politique, nâexistant que dans la relation Ă lâespace public. Examinant aussi bien des chefs-dâoeuvre que des documents mĂ©connus et inĂ©dits, tout en prenant en compte les cheminements individuels de chaque figure Ă©voquĂ©e, cet ouvrage propose une nouvelle gĂ©nĂ©alogie des pratiques littĂ©raires et picturales, Ă©crite Ă la lumiĂšre des titres. En effet, la nomination par les peintres et Ă©crivains de leurs oeuvres, source de bien des inventions, se rĂ©vĂšle ĂȘtre lâoutil majeur quâils partagent : image et texte portent Ă©galement des titres, et câest un signe de la libertĂ© de lâartiste moderne que de pouvoir les concevoir. La prise au sĂ©rieux des titres modernes pourrait bien offrir la clef de comprĂ©hension des rapports intimes entre les arts dans une Ă©poque canonique, oĂč beaucoup reste encore Ă dĂ©couvrir.