Le 16 aoĂ»t 1972, le gĂ©nĂ©ral Mohamed Oufkir tente d'assassiner Hassan II. Son coup d'Etat Ă©choue. Oufkir est criblĂ© de balles au palais. Version officielle : un "suicide de trahison". Quatre mois plus tard, Fatima, la veuve du gĂ©nĂ©ral, et ses six enfants sont arrĂȘtĂ©s. Pendant dix-neuf ans, ils disparaissent de la surface de la terre, emmurĂ©s dans le jardin secret du roi du Maroc.De la palmeraie d'Assa, leur premier lieu de dĂ©tention, Ă Bir-Jdid, un mouroir spĂ©cialement amĂ©nagĂ© Ă leur intention, de leur Ă©vasion Ă leur arrivĂ©e en France, Stephen Smith fait revivre la terrible odyssĂ©e de ces morts vivants qui furent les intimes du souverain. Mais il raconte aussi pour la premiĂšre fois la vie controversĂ©e de leur mari et pĂšre, hĂ©ros de guerre et tortionnaire, connĂ©table du roi et "gĂ©nĂ©ral fĂ©lon", jusqu'au "drame shakespearien" qui finit par dresser l'un contre l'autre Hassan II et son homme lige.RĂ©cit biographique, saga familiale, livre d'enquĂȘtes, notamment sur l'affaire Ben Barka, Oufkir, un destin marocain rĂ©vĂšle les arcanes du palais et dĂ©crit, de l'intĂ©rieur, l'appareil rĂ©pressif d'un rĂ©gime que le gĂ©nĂ©ral a servi puis trahi. Il restitue aussi son histoire Ă une famille dont on a voulu effacer jusqu'au souvenir. Car retracer le destin des Oufkir, ce n'est pas seulement réécrire les cinquante derniĂšres annĂ©es du Maroc, Ă©clairer sa dĂ©colonisation et le rĂŽle ambigu que la France y a jouĂ© et continue d'y jouer, c'est aussi remonter le fleuve amnĂ©sique de l'actualitĂ© jusqu'Ă la source d'un despotisme Ă la façade rĂ©publicaine.Stephen Smith est le correspondant Afrique de LibĂ©ration, pour lequel il couvre le Maroc depuis de nombreuses annĂ©es. Ce livre, qui s'appuie sur les tĂ©moignages de Fatima, Malika, Myriam et Raouf Oufkir, est le fruit de dix annĂ©es d'enquĂȘte. Stephen Smith a dĂ©jĂ publiĂ© chez Calmann-LĂ©vy La Guerre du cacao (avec Jean-Louis Gombeaud et Corinne Moutout, 1990), Somalie, la guerre perdue de l'humanitaire (1994), Ces Messieurs Afrique 1 et 2 (avec Antoine Glaser, 1992 et 1997).
Le 16 aoĂ»t 1972, le gĂ©nĂ©ral Mohamed Oufkir tente d'assassiner Hassan II. Son coup d'Etat Ă©choue. Oufkir est criblĂ© de balles au palais. Version officielle : un "suicide de trahison". Quatre mois plus tard, Fatima, la veuve du gĂ©nĂ©ral, et ses six enfants sont arrĂȘtĂ©s. Pendant dix-neuf ans, ils disparaissent de la surface de la terre, emmurĂ©s dans le jardin secret du roi du Maroc.De la palmeraie d'Assa, leur premier lieu de dĂ©tention, Ă Bir-Jdid, un mouroir spĂ©cialement amĂ©nagĂ© Ă leur intention, de leur Ă©vasion Ă leur arrivĂ©e en France, Stephen Smith fait revivre la terrible odyssĂ©e de ces morts vivants qui furent les intimes du souverain. Mais il raconte aussi pour la premiĂšre fois la vie controversĂ©e de leur mari et pĂšre, hĂ©ros de guerre et tortionnaire, connĂ©table du roi et "gĂ©nĂ©ral fĂ©lon", jusqu'au "drame shakespearien" qui finit par dresser l'un contre l'autre Hassan II et son homme lige.RĂ©cit biographique, saga familiale, livre d'enquĂȘtes, notamment sur l'affaire Ben Barka, Oufkir, un destin marocain rĂ©vĂšle les arcanes du palais et dĂ©crit, de l'intĂ©rieur, l'appareil rĂ©pressif d'un rĂ©gime que le gĂ©nĂ©ral a servi puis trahi. Il restitue aussi son histoire Ă une famille dont on a voulu effacer jusqu'au souvenir. Car retracer le destin des Oufkir, ce n'est pas seulement réécrire les cinquante derniĂšres annĂ©es du Maroc, Ă©clairer sa dĂ©colonisation et le rĂŽle ambigu que la France y a jouĂ© et continue d'y jouer, c'est aussi remonter le fleuve amnĂ©sique de l'actualitĂ© jusqu'Ă la source d'un despotisme Ă la façade rĂ©publicaine.Stephen Smith est le correspondant Afrique de LibĂ©ration, pour lequel il couvre le Maroc depuis de nombreuses annĂ©es. Ce livre, qui s'appuie sur les tĂ©moignages de Fatima, Malika, Myriam et Raouf Oufkir, est le fruit de dix annĂ©es d'enquĂȘte. Stephen Smith a dĂ©jĂ publiĂ© chez Calmann-LĂ©vy La Guerre du cacao (avec Jean-Louis Gombeaud et Corinne Moutout, 1990), Somalie, la guerre perdue de l'humanitaire (1994), Ces Messieurs Afrique 1 et 2 (avec Antoine Glaser, 1992 et 1997).