Les philosophes ne traitent jamais de la course Ă pied ; dĂ©jĂ les Grecs faisaient lâĂ©loge de la tortue marcheuse, mais disqualifiaient le vaillant Achille, pris dans la folie de ses enjambĂ©es⊠Lâauteur, coureur de fond lui-mĂȘme, sâoppose ici Ă cette tradition : en autant de textes quâil y a de kilomĂštres au marathon, il va Ă la rencontre des millions de joggers qui ignorent parfois leur propre sagesse. Il brosse pour cela de nombreux portraits, de Guy Drut aux fuyards des sociĂ©tĂ©s modernes, en passant par les marathoniens de New York ou dâAmsterdam. Il montre que la course permet de tester les philosophies (si lâon dĂ©marre kantien, on finit toujours spinozisteâŠ). Il la ressaisit enfin comme une expĂ©rience du temps, et rĂ©vĂšle sa vraie nature : la course est lâĂ©preuve dâun pouvoir intĂ©rieur.
Les philosophes ne traitent jamais de la course Ă pied ; dĂ©jĂ les Grecs faisaient lâĂ©loge de la tortue marcheuse, mais disqualifiaient le vaillant Achille, pris dans la folie de ses enjambĂ©es⊠Lâauteur, coureur de fond lui-mĂȘme, sâoppose ici Ă cette tradition : en autant de textes quâil y a de kilomĂštres au marathon, il va Ă la rencontre des millions de joggers qui ignorent parfois leur propre sagesse. Il brosse pour cela de nombreux portraits, de Guy Drut aux fuyards des sociĂ©tĂ©s modernes, en passant par les marathoniens de New York ou dâAmsterdam. Il montre que la course permet de tester les philosophies (si lâon dĂ©marre kantien, on finit toujours spinozisteâŠ). Il la ressaisit enfin comme une expĂ©rience du temps, et rĂ©vĂšle sa vraie nature : la course est lâĂ©preuve dâun pouvoir intĂ©rieur.