Subvertir ? Câest-Ă -dire dĂ©tourner, passer au-dessus ou au-dessous des chaĂźnes du pouvoir en place, critiquer de maniĂšre vivante et pratique. La chose est entendue : tout intellectuel se doit dâĂȘtre subversif ou de disparaĂźtre dans les marĂ©cages de la rĂ©action. Mais comment subvertir ? Câest la question. Mikel Dufrenne se dĂ©fend dâentrer dans la ronde des pervers car elle se referme sur lâindividu, ses dĂ©sirs et ses petits plaisirs, peut-ĂȘtre dĂ©jĂ travaillĂ©s par la pulsion de mort. Il y a des perversions glacĂ©es du langage et des signes, il y a des perversions du pouvoir qui retournent Ă leur origine : non la puissance du dĂ©sir, mais le dĂ©sir de puissance. Le subversif ne nage pas dans les eaux et Ă la traĂźne de lâavant-garde intellectuelle, il est sauvage, actif et joyeusement insolite.
Subvertir ? Câest-Ă -dire dĂ©tourner, passer au-dessus ou au-dessous des chaĂźnes du pouvoir en place, critiquer de maniĂšre vivante et pratique. La chose est entendue : tout intellectuel se doit dâĂȘtre subversif ou de disparaĂźtre dans les marĂ©cages de la rĂ©action. Mais comment subvertir ? Câest la question. Mikel Dufrenne se dĂ©fend dâentrer dans la ronde des pervers car elle se referme sur lâindividu, ses dĂ©sirs et ses petits plaisirs, peut-ĂȘtre dĂ©jĂ travaillĂ©s par la pulsion de mort. Il y a des perversions glacĂ©es du langage et des signes, il y a des perversions du pouvoir qui retournent Ă leur origine : non la puissance du dĂ©sir, mais le dĂ©sir de puissance. Le subversif ne nage pas dans les eaux et Ă la traĂźne de lâavant-garde intellectuelle, il est sauvage, actif et joyeusement insolite.