Lâessai de Pierre Daix est dâabord une interrogation sur la modernitĂ©. Toute cette force libĂ©ratrice que nous avons puisĂ©e chez Rimbaud ou chez CĂ©zanne, chez Marx ou chez Freud, chez Nietzsche ou chez Einstein, ne sâest-elle pas close sur elle-mĂȘme ? Ătre moderne, en 1970, nâest-ce pas justement sortir de la prison de la modernitĂ© ? Mais comment saisir la modernitĂ© ? Que signifie-t-elle ? Comment pouvons-nous en sortir pour la juger, puisquâelle est notre vie ? Pierre Daix en vient Ă Ă©tudier la constitution de la modernitĂ©, les conditions de sa naissance. Comment se fait-il par exemple que tant de gens intelligents et informĂ©s nâaient rien compris Ă lâapparition de la peinture moderne ? Baudelaire et Zola, qui lâont pourtant dĂ©fendue, ont-ils su la voir ? Câest que la naissance de la peinture moderne ne met pas en cause que la lecture de la peinture, mais des changements dans lâidĂ©ologie, dans les systĂšmes de signification. Dans les structures de la connaissance. « Si je parle de structuralisme et non de marxisme », Ă©crit Pierre Daix, « câest non seulement parce que ces problĂšmes sont liĂ©s Ă des changements dans lâart dont Marx nâavait ni idĂ©e ni prĂ©vision, mais parce quâen eux-mĂȘmes ils portent sur des dĂ©couvertes et des dĂ©bats nouveaux, pour lesquels les marxistes nâont marquĂ© jusquâici que peu dâintĂ©rĂȘt, tandis quâils sont le pain des structuralistes. »
Lâessai de Pierre Daix est dâabord une interrogation sur la modernitĂ©. Toute cette force libĂ©ratrice que nous avons puisĂ©e chez Rimbaud ou chez CĂ©zanne, chez Marx ou chez Freud, chez Nietzsche ou chez Einstein, ne sâest-elle pas close sur elle-mĂȘme ? Ătre moderne, en 1970, nâest-ce pas justement sortir de la prison de la modernitĂ© ? Mais comment saisir la modernitĂ© ? Que signifie-t-elle ? Comment pouvons-nous en sortir pour la juger, puisquâelle est notre vie ? Pierre Daix en vient Ă Ă©tudier la constitution de la modernitĂ©, les conditions de sa naissance. Comment se fait-il par exemple que tant de gens intelligents et informĂ©s nâaient rien compris Ă lâapparition de la peinture moderne ? Baudelaire et Zola, qui lâont pourtant dĂ©fendue, ont-ils su la voir ? Câest que la naissance de la peinture moderne ne met pas en cause que la lecture de la peinture, mais des changements dans lâidĂ©ologie, dans les systĂšmes de signification. Dans les structures de la connaissance. « Si je parle de structuralisme et non de marxisme », Ă©crit Pierre Daix, « câest non seulement parce que ces problĂšmes sont liĂ©s Ă des changements dans lâart dont Marx nâavait ni idĂ©e ni prĂ©vision, mais parce quâen eux-mĂȘmes ils portent sur des dĂ©couvertes et des dĂ©bats nouveaux, pour lesquels les marxistes nâont marquĂ© jusquâici que peu dâintĂ©rĂȘt, tandis quâils sont le pain des structuralistes. »