J'ai cru au matin - Pierre Daix

By Pierre Daix

Release Date: 1976-01-01

Genre: Fiction & Literature

(0 ratings)
Pierre Daix : un nom qui a symbolisĂ©, pour plusieurs gĂ©nĂ©rations, l’intellectuel communiste. Et, au temps de la guerre froide, l’intellectuel stalinien. Contre David Rousset ne dĂ©fendait-il pas, aux Lettres Françaises, la thĂšse selon laquelle le Goulag n’existait pas ? Mais, en 1963, c’est lui qui prĂ©face l’édition française d’« Une journĂ©e d’Ivan Denissovitch », et c’est le bannissement de Soljenitsyne qui le conduit Ă  quitter le Parti communiste en 1974. Cette trajectoire qui paraĂźt ressembler Ă  quelques autres est, en fait, exceptionnelle. Car Daix, rĂ©sistant en 1940, dĂ©portĂ© Ă  Mauthausen, secrĂ©taire de Charles Tillon, ministre de l’Armement de De Gaulle en 1945, rĂ©dacteur en chef des Lettres Françaises, a connu bien des centres de dĂ©cision du Parti. Intime de Picasso, second d’Aragon durant un quart de siĂšcle, protĂ©gĂ© par Maurice Thorez, aujourd’hui gendre d’Artur London, acteur et tĂ©moin Pierre Daix a mesurĂ© les silences qui dĂ©naturent l’histoire du Parti. Aussi ressuscite-t-il dans son rĂ©cit de nombreux militants que les zigzags de la politique ont jetĂ©s dans les oubliettes et dont certains ont tenu des rĂŽles de premier plan. « Quand le P.C.F. en vient maintenant Ă  critiquer le Goulag et la torture psychiatrique, il ne s’en prend qu’aux effets, dit en conclusion Pierre Daix. L’URSS tourne le dos au socialisme et ses tanks, ses fusĂ©es ne sont donc pas au service des peuples. C’est Ă  partir de cette rĂ©alitĂ© que doit se concevoir un « socialisme Ă  la française Â» dans une Europe nouvelle. Â»

J'ai cru au matin - Pierre Daix

By Pierre Daix

Release Date: 1976-01-01

Genre: Fiction & Literature

(0 ratings)
Pierre Daix : un nom qui a symbolisĂ©, pour plusieurs gĂ©nĂ©rations, l’intellectuel communiste. Et, au temps de la guerre froide, l’intellectuel stalinien. Contre David Rousset ne dĂ©fendait-il pas, aux Lettres Françaises, la thĂšse selon laquelle le Goulag n’existait pas ? Mais, en 1963, c’est lui qui prĂ©face l’édition française d’« Une journĂ©e d’Ivan Denissovitch », et c’est le bannissement de Soljenitsyne qui le conduit Ă  quitter le Parti communiste en 1974. Cette trajectoire qui paraĂźt ressembler Ă  quelques autres est, en fait, exceptionnelle. Car Daix, rĂ©sistant en 1940, dĂ©portĂ© Ă  Mauthausen, secrĂ©taire de Charles Tillon, ministre de l’Armement de De Gaulle en 1945, rĂ©dacteur en chef des Lettres Françaises, a connu bien des centres de dĂ©cision du Parti. Intime de Picasso, second d’Aragon durant un quart de siĂšcle, protĂ©gĂ© par Maurice Thorez, aujourd’hui gendre d’Artur London, acteur et tĂ©moin Pierre Daix a mesurĂ© les silences qui dĂ©naturent l’histoire du Parti. Aussi ressuscite-t-il dans son rĂ©cit de nombreux militants que les zigzags de la politique ont jetĂ©s dans les oubliettes et dont certains ont tenu des rĂŽles de premier plan. « Quand le P.C.F. en vient maintenant Ă  critiquer le Goulag et la torture psychiatrique, il ne s’en prend qu’aux effets, dit en conclusion Pierre Daix. L’URSS tourne le dos au socialisme et ses tanks, ses fusĂ©es ne sont donc pas au service des peuples. C’est Ă  partir de cette rĂ©alitĂ© que doit se concevoir un « socialisme Ă  la française Â» dans une Europe nouvelle. Â»

Related Articles