Ce livre est parfaitement adaptĂ© pour une lecture agrĂ©able sur une liseuse numĂ©rique. Les discours acadĂ©miques conservĂ©s dans le fonds de lâacadĂ©mie de Bordeaux sont passĂ© lors de la RĂ©volution Ă la bibliothĂšque municipale. Ce sont des discours prononcĂ©s par Montesquieu soit comme acadĂ©micien, soit (et le plus souvent) comme directeur de lâAcadĂ©mie, gĂ©nĂ©ralement lors de la sĂ©ance dâouverture de la fin novembre, ou le 1er mai. Extrait : CâĂ©tait Ă la vĂ©ritĂ© une chose trĂšs-extravagante de faire dĂ©pendre le salut de la rĂ©publique de lâappĂ©tit sacrĂ© dâun poulet et de la disposition des entrailles des victimesâŻ; mais ceux qui introduisirent ces cĂ©rĂ©monies en connaissaient bien le fort et le faible, et ce ne fut que par de bonnes raisons quâils pĂ©chĂšrent contre la raison mĂȘme. Si ce culte avait Ă©tĂ© plus raisonnable, les gens dâesprit en auraient Ă©tĂ© la dupe aussi bien que le peuple, et par lĂ on aurait perdu tout lâavantage quâon en pouvait attendreâŻ: il fallait donc des cĂ©rĂ©monies qui pussent entretenir la superstition des uns, et entrer dans la politique des autresâŻ: câest ce qui se trouvait dans les divinations. On y mettait les arrĂȘts du ciel dans la bouche des principaux sĂ©nateurs, gens Ă©clairĂ©s, et qui connaissaient Ă©galement le ridicule et lâutilitĂ© des divinations.
Ce livre est parfaitement adaptĂ© pour une lecture agrĂ©able sur une liseuse numĂ©rique. Les discours acadĂ©miques conservĂ©s dans le fonds de lâacadĂ©mie de Bordeaux sont passĂ© lors de la RĂ©volution Ă la bibliothĂšque municipale. Ce sont des discours prononcĂ©s par Montesquieu soit comme acadĂ©micien, soit (et le plus souvent) comme directeur de lâAcadĂ©mie, gĂ©nĂ©ralement lors de la sĂ©ance dâouverture de la fin novembre, ou le 1er mai. Extrait : CâĂ©tait Ă la vĂ©ritĂ© une chose trĂšs-extravagante de faire dĂ©pendre le salut de la rĂ©publique de lâappĂ©tit sacrĂ© dâun poulet et de la disposition des entrailles des victimesâŻ; mais ceux qui introduisirent ces cĂ©rĂ©monies en connaissaient bien le fort et le faible, et ce ne fut que par de bonnes raisons quâils pĂ©chĂšrent contre la raison mĂȘme. Si ce culte avait Ă©tĂ© plus raisonnable, les gens dâesprit en auraient Ă©tĂ© la dupe aussi bien que le peuple, et par lĂ on aurait perdu tout lâavantage quâon en pouvait attendreâŻ: il fallait donc des cĂ©rĂ©monies qui pussent entretenir la superstition des uns, et entrer dans la politique des autresâŻ: câest ce qui se trouvait dans les divinations. On y mettait les arrĂȘts du ciel dans la bouche des principaux sĂ©nateurs, gens Ă©clairĂ©s, et qui connaissaient Ă©galement le ridicule et lâutilitĂ© des divinations.