Dans la petite Ă©cole de Bothoa, au cĆur de la Bretagne, un jeune Ă©lĂšve, Pol, sâennuie. Il observe les cartes accrochĂ©es aux murs et rĂȘve dâun ailleurs, un monde oĂč le vert ne dominerait pas, oĂč les fruits seraient gros et juteux, oĂč le vent serait chaud. Il se persuade que le jour oĂč il faudrait partir â car un jour ou lâautre un Breton doit sâen aller â il choisirait la main du hasard. Il accrocherait lui aussi une carte au mur, il prendrait une flĂ©chette, la lancerait et se jurerait dâaller lĂ oĂč la pointe dâacier se ficherait. Des annĂ©es plus tard, le moment est venu pour Pol de partir. La pointe de la flĂ©chette se plante en plein Pacifique. Alors, sans rĂ©flĂ©chir, Pol fait vite son baluchon et sâen va, un petit matin aussi flamboyant que ses souvenirs. LĂ -bas, il rencontre Maeva. « Il ne savait pas sâil aimait Maeva. Lâamour, ici, ne supportait pas une nouvelle saison. Le printemps nâexistait pas dans les Ăźles, la montĂ©e de la sĂšve ne rĂ©gulait pas les sentiments. Il nây avait que la saison des pluies oĂč lâon pleurait beaucoup et la saison sĂšche qui tarissait les larmes. »
Dans la petite Ă©cole de Bothoa, au cĆur de la Bretagne, un jeune Ă©lĂšve, Pol, sâennuie. Il observe les cartes accrochĂ©es aux murs et rĂȘve dâun ailleurs, un monde oĂč le vert ne dominerait pas, oĂč les fruits seraient gros et juteux, oĂč le vent serait chaud. Il se persuade que le jour oĂč il faudrait partir â car un jour ou lâautre un Breton doit sâen aller â il choisirait la main du hasard. Il accrocherait lui aussi une carte au mur, il prendrait une flĂ©chette, la lancerait et se jurerait dâaller lĂ oĂč la pointe dâacier se ficherait. Des annĂ©es plus tard, le moment est venu pour Pol de partir. La pointe de la flĂ©chette se plante en plein Pacifique. Alors, sans rĂ©flĂ©chir, Pol fait vite son baluchon et sâen va, un petit matin aussi flamboyant que ses souvenirs. LĂ -bas, il rencontre Maeva. « Il ne savait pas sâil aimait Maeva. Lâamour, ici, ne supportait pas une nouvelle saison. Le printemps nâexistait pas dans les Ăźles, la montĂ©e de la sĂšve ne rĂ©gulait pas les sentiments. Il nây avait que la saison des pluies oĂč lâon pleurait beaucoup et la saison sĂšche qui tarissait les larmes. »