Ă lâheure oĂč lâhomme, Ă©merveillĂ©, prend conscience de la diversitĂ© quasi infinie du vivant, il sâaperçoit Ă©galement, peut-ĂȘtre trop tard, quâil en est lâennemi mortel et que sans elle il ne pourra pas survivre. La sixiĂšme extinction de masse est en cours, mais cette fois-ci, le principal responsable se nomme Homo sapiens. Tout a basculĂ© au moment de la rĂ©volution nĂ©olithique, il y a de cela 12 000 ans. Devenus sĂ©dentaires, nous avons commencĂ© Ă nous multiplier, Ă domestiquer les animaux et les plantes et Ă modeler la nature suivant nos besoins. Puis tout sâaccĂ©lĂ©ra lorsque surgirent en un Ă©clair la rĂ©volution industrielle, la colonisation, la poussĂ©e dĂ©mographique des XIXe et XXe siĂšcles et la mondialisation. Câest Ă un pillage en rĂšgle des ressources naturelles que nous assistons aujourdâhui, au profit dâune Ă©conomie devenue lâunique chef dâorchestre de notre existence. Mais la nature ne lâentend pas de cette oreille : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prĂ©misse indispensable Ă la production des cĂ©rĂ©ales, des fruits et des lĂ©gumes ? Sans les poissons et autres crustacĂ©es, oĂč des millions dâhommes trouveront-ils les protĂ©ines animales indispensables Ă leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos dĂ©chets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, oĂč trouverons-nous les mĂ©dicaments pour soigner nos maladies ? Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionnĂ©, didactique et poĂ©tique Ă la fois, plaide la cause de la biodiversitĂ© et nous met en garde : au rythme oĂč nous la dĂ©truisons, en 2100 nous serons seuls au monde. DĂšs lors, câest notre propre extinction qui sera programmĂ©e. Et si, comprenant enfin la vĂ©ritable valeur de la biodiversitĂ©, nous pouvions encore inverser le cours des choses ?
Ă lâheure oĂč lâhomme, Ă©merveillĂ©, prend conscience de la diversitĂ© quasi infinie du vivant, il sâaperçoit Ă©galement, peut-ĂȘtre trop tard, quâil en est lâennemi mortel et que sans elle il ne pourra pas survivre. La sixiĂšme extinction de masse est en cours, mais cette fois-ci, le principal responsable se nomme Homo sapiens. Tout a basculĂ© au moment de la rĂ©volution nĂ©olithique, il y a de cela 12 000 ans. Devenus sĂ©dentaires, nous avons commencĂ© Ă nous multiplier, Ă domestiquer les animaux et les plantes et Ă modeler la nature suivant nos besoins. Puis tout sâaccĂ©lĂ©ra lorsque surgirent en un Ă©clair la rĂ©volution industrielle, la colonisation, la poussĂ©e dĂ©mographique des XIXe et XXe siĂšcles et la mondialisation. Câest Ă un pillage en rĂšgle des ressources naturelles que nous assistons aujourdâhui, au profit dâune Ă©conomie devenue lâunique chef dâorchestre de notre existence. Mais la nature ne lâentend pas de cette oreille : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prĂ©misse indispensable Ă la production des cĂ©rĂ©ales, des fruits et des lĂ©gumes ? Sans les poissons et autres crustacĂ©es, oĂč des millions dâhommes trouveront-ils les protĂ©ines animales indispensables Ă leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos dĂ©chets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, oĂč trouverons-nous les mĂ©dicaments pour soigner nos maladies ? Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionnĂ©, didactique et poĂ©tique Ă la fois, plaide la cause de la biodiversitĂ© et nous met en garde : au rythme oĂč nous la dĂ©truisons, en 2100 nous serons seuls au monde. DĂšs lors, câest notre propre extinction qui sera programmĂ©e. Et si, comprenant enfin la vĂ©ritable valeur de la biodiversitĂ©, nous pouvions encore inverser le cours des choses ?