Le mot de gouvernance revient dĂ©sormais Ă tout propos, comme une espĂšce de brevet de compĂ©tence que les dirigeants qui lâutilisent Ă profusion se dĂ©cernent Ă eux-mĂȘmes, mais sans que « les gouvernĂ©s» que nous sommes ne comprennent en gĂ©nĂ©ral de quoi ils parlent prĂ©cisĂ©ment. Cet ouvrage se propose dâĂ©clairer «ce que gouvernance veut dire », sous ses multiples angles dâapplication et depuis divers lieux : lâEurope, le Mexique et lâAmĂ©rique du Nord. Le mot souvent ne fait guĂšre que se substituer Ă celui de gouvernement, sans rien y ajouter, sinon une tonalitĂ© caressante inspirĂ©e par la mode. Dâautres fois, pourtant, il possĂšde des significations bien dĂ©finies, mais malheureusement dispersĂ©es, applicables selon les cas Ă la conduite des entreprises, ou bien Ă la gestion des villes, ou encore au fonctionnement dâun systĂšme international en quĂȘte de procĂ©dures nouvelles. Cela sans oublier la «bonne gouvernance» exigĂ©e des pays pauvres par la Banque mondiale, de mĂȘme que la gouvernance europĂ©enne qui est synonyme du mode de gouvernement post-Ă©tatique de lâUnion europĂ©enne. Au constat de tous ces frĂ©missements qui modifient lâart de mener les peuples, une question cruciale surgit finalement Ă lâesprit. La gouvernance nâest-elle quâune simple mĂ©thode ou technique nouvelle de «management» de nos sociĂ©tĂ©s? Ou bien ne faudrait-il pas y voir dĂ©jĂ le nom dâun rĂ©gime politique en gestation, futur certes, mais proche, celui dâune aprĂšs-dĂ©mocratie qui sâinsinuerait dans nos pays sans que nous y prenions encore garde?
Le mot de gouvernance revient dĂ©sormais Ă tout propos, comme une espĂšce de brevet de compĂ©tence que les dirigeants qui lâutilisent Ă profusion se dĂ©cernent Ă eux-mĂȘmes, mais sans que « les gouvernĂ©s» que nous sommes ne comprennent en gĂ©nĂ©ral de quoi ils parlent prĂ©cisĂ©ment. Cet ouvrage se propose dâĂ©clairer «ce que gouvernance veut dire », sous ses multiples angles dâapplication et depuis divers lieux : lâEurope, le Mexique et lâAmĂ©rique du Nord. Le mot souvent ne fait guĂšre que se substituer Ă celui de gouvernement, sans rien y ajouter, sinon une tonalitĂ© caressante inspirĂ©e par la mode. Dâautres fois, pourtant, il possĂšde des significations bien dĂ©finies, mais malheureusement dispersĂ©es, applicables selon les cas Ă la conduite des entreprises, ou bien Ă la gestion des villes, ou encore au fonctionnement dâun systĂšme international en quĂȘte de procĂ©dures nouvelles. Cela sans oublier la «bonne gouvernance» exigĂ©e des pays pauvres par la Banque mondiale, de mĂȘme que la gouvernance europĂ©enne qui est synonyme du mode de gouvernement post-Ă©tatique de lâUnion europĂ©enne. Au constat de tous ces frĂ©missements qui modifient lâart de mener les peuples, une question cruciale surgit finalement Ă lâesprit. La gouvernance nâest-elle quâune simple mĂ©thode ou technique nouvelle de «management» de nos sociĂ©tĂ©s? Ou bien ne faudrait-il pas y voir dĂ©jĂ le nom dâun rĂ©gime politique en gestation, futur certes, mais proche, celui dâune aprĂšs-dĂ©mocratie qui sâinsinuerait dans nos pays sans que nous y prenions encore garde?