Le silence sur la situation gĂ©nocidaire Ă Gaza interpelle. Comment expliquer le deux poids deux mesures lorsque lâon compare les indignations â lĂ©gitimes â provoquĂ©es par les bombardements russes sur lâUkraine et lâomerta sur ceux qui visent la population palestinienne civile soumise Ă un blocus ?Le drame se noue autour dâun cocktail de sentiments de culpabilitĂ©, de solidaritĂ© culturelle, de peur de lâislam voire dâhostilitĂ© contre cette religion, prĂ©sentĂ©e comme un danger sociĂ©tal et sĂ©curitaire, de mĂ©moires coloniales mal digĂ©rĂ©es et dâadhĂ©sion au concept de « choc des civilisations ». Dans les mĂ©dias et la classe politique, un tel mĂ©lange suscite un soutien quasi gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă lâaction du gouvernement israĂ©lien.Permis de tuer analyse les motifs et les consĂ©quences de la nĂ©gation du risque gĂ©nocidaire. Ceux qui le dĂ©noncent sont qualifiĂ©s dâantisĂ©mites ou de complices du terrorisme. Pourtant, la rĂ©alitĂ© est que nous sommes face Ă une faillite morale ; et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pasâŠ
Le silence sur la situation gĂ©nocidaire Ă Gaza interpelle. Comment expliquer le deux poids deux mesures lorsque lâon compare les indignations â lĂ©gitimes â provoquĂ©es par les bombardements russes sur lâUkraine et lâomerta sur ceux qui visent la population palestinienne civile soumise Ă un blocus ?Le drame se noue autour dâun cocktail de sentiments de culpabilitĂ©, de solidaritĂ© culturelle, de peur de lâislam voire dâhostilitĂ© contre cette religion, prĂ©sentĂ©e comme un danger sociĂ©tal et sĂ©curitaire, de mĂ©moires coloniales mal digĂ©rĂ©es et dâadhĂ©sion au concept de « choc des civilisations ». Dans les mĂ©dias et la classe politique, un tel mĂ©lange suscite un soutien quasi gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă lâaction du gouvernement israĂ©lien.Permis de tuer analyse les motifs et les consĂ©quences de la nĂ©gation du risque gĂ©nocidaire. Ceux qui le dĂ©noncent sont qualifiĂ©s dâantisĂ©mites ou de complices du terrorisme. Pourtant, la rĂ©alitĂ© est que nous sommes face Ă une faillite morale ; et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pasâŠ