Dans ce pamphlet contre la politique moderne Ă©crit en 1943, Simone Weil dĂ©monte ainsi les illusions et montre la vĂ©ritĂ© crue, encore aujourdâhui dâune terrible actualitĂ© : « Dans ce que nous nommons de ce nom [dĂ©mocratie], jamais le peuple nâa lâoccasion ni le moyen dâexprimer un avis sur aucun problĂšme de la vie publique ; et tout ce qui Ă©chappe aux intĂ©rĂȘts particuliers est livrĂ© aux passions collectives, lesquelles sont systĂ©matiquement, officiellement encouragĂ©es. » Et de continuer en dĂ©montrant que les partis visent Ă leur propre survie et non au bien commun :« DĂšs lors que la croissance du parti constitue un critĂšre du bien, il sâensuit inĂ©vitablement une pression collective du parti sur les pensĂ©es des hommes. [...] La pression collective est exercĂ©e sur le grand public par la propagande. Le but avouĂ© de la propagande est de persuader et non pas de communiquer de la lumiĂšre. »NĂ©e en 1909, Simone Weil fut Ă©lĂšve de lâĂcole normale supĂ©rieure, disciple du philosophe « Alain », et agrĂ©gĂ©e de philosophie en 1931. Dâabord enseignante en lycĂ©e, elle abandonne un temps sa carriĂšre et travaille comme ouvriĂšre, entre autres chez Renault. Militante syndicale et proche des milieux anarchistes, elle sâengage dans les Brigades internationales en 1936 et, malgrĂ© son dĂ©goĂ»t de la guerre, part se battre en Espagne. Mais elle en revient dĂ©sillusionnĂ©e. Elle quitte la France en 1942 pour New York et, enfin, Londres, oĂč elle rejoint la rĂ©sistance gaulliste pour la France Libre. Atteinte de la tuberculose, elle meurt le 24 aoĂ»t 1943 au sanatorium dâAshford (Angleterre), ĂągĂ©e seulement de 34 ans.Son Ćuvre est considĂ©rĂ©e comme lâune des plus marquantes du XXe siĂšcle.
Dans ce pamphlet contre la politique moderne Ă©crit en 1943, Simone Weil dĂ©monte ainsi les illusions et montre la vĂ©ritĂ© crue, encore aujourdâhui dâune terrible actualitĂ© : « Dans ce que nous nommons de ce nom [dĂ©mocratie], jamais le peuple nâa lâoccasion ni le moyen dâexprimer un avis sur aucun problĂšme de la vie publique ; et tout ce qui Ă©chappe aux intĂ©rĂȘts particuliers est livrĂ© aux passions collectives, lesquelles sont systĂ©matiquement, officiellement encouragĂ©es. » Et de continuer en dĂ©montrant que les partis visent Ă leur propre survie et non au bien commun :« DĂšs lors que la croissance du parti constitue un critĂšre du bien, il sâensuit inĂ©vitablement une pression collective du parti sur les pensĂ©es des hommes. [...] La pression collective est exercĂ©e sur le grand public par la propagande. Le but avouĂ© de la propagande est de persuader et non pas de communiquer de la lumiĂšre. »NĂ©e en 1909, Simone Weil fut Ă©lĂšve de lâĂcole normale supĂ©rieure, disciple du philosophe « Alain », et agrĂ©gĂ©e de philosophie en 1931. Dâabord enseignante en lycĂ©e, elle abandonne un temps sa carriĂšre et travaille comme ouvriĂšre, entre autres chez Renault. Militante syndicale et proche des milieux anarchistes, elle sâengage dans les Brigades internationales en 1936 et, malgrĂ© son dĂ©goĂ»t de la guerre, part se battre en Espagne. Mais elle en revient dĂ©sillusionnĂ©e. Elle quitte la France en 1942 pour New York et, enfin, Londres, oĂč elle rejoint la rĂ©sistance gaulliste pour la France Libre. Atteinte de la tuberculose, elle meurt le 24 aoĂ»t 1943 au sanatorium dâAshford (Angleterre), ĂągĂ©e seulement de 34 ans.Son Ćuvre est considĂ©rĂ©e comme lâune des plus marquantes du XXe siĂšcle.