Savoir, devoir, pouvoir - Paul Chambadal

By Paul Chambadal

Release Date: 1979-01-01

Genre: Fiction & Literature

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« Il est facile de prĂȘcher la morale, il est difficile de la fonder ! Â» Cette remarque de Schopenhauer reste aujourd’hui d’actualitĂ© : parmi toutes les disciplines, l’éthique est la seule pour laquelle le problĂšme du fondement se pose avec une ampleur telle, qu’il Ă©clipse mĂȘme son contenu. Le lien entre la conception que les hommes se font de la rĂ©alitĂ©, et la morale qu’ils se donnent, remonte aux origines mĂȘmes de notre culture. Les penseurs de l’AntiquitĂ© avaient compris que le fondement de l’éthique doit ĂȘtre recherchĂ© dans le rĂ©el : « Agis suivant la nature ! Â» D’Épicure Ă  Schopenhauer et de Kant Ă  Henri PoincarĂ©, le dĂ©veloppement des sciences n’a cessĂ© d’entraĂźner des « rĂ©visions dĂ©chirantes Â» en matiĂšre de philosophie et de morale. Tout rĂ©cemment, certains auteurs (dont Jacques Monod) ont cherchĂ© Ă  fonder une « Ă©thique de la connaissance Â», tandis que d’autres (de Raymond B. Cattell Ă  Konrad Lorenz) mettaient en Ă©vidence les consĂ©quences Ă©thiques des plus rĂ©centes dĂ©couvertes de la physique et de la biologie. Auteur de plusieurs ouvrages renommĂ©s sur la physique moderne, Paul Chambadal, laurĂ©at de l’AcadĂ©mie des sciences morales et politiques, reprend l’ensemble du dossier en faisant montre, Ă  la fois, d’une grande originalitĂ© et d’un sens aigu de la synthĂšse. S’efforçant de ne pas opposer une mĂ©taphysique Ă  une autre, de ne pas contester un dogme au nom d’un autre, il affirme que c’est sur l’ensemble de nos connaissances, en prenant en compte l’unitĂ© fonciĂšre de l’univers, qu’une Ă©thique nouvelle doit s’appuyer. Il examine successivement la notion de rĂ©alitĂ©, les diffĂ©rentes catĂ©gories de l’éthique, les limites de la science et le problĂšme de la vie, tĂąche qui l’amĂšne Ă  réévaluer des notions aussi fondamentales que celles d’espace, de temps, de matiĂšre et d’énergie. Il montre ainsi que l’éthique ne peut avoir d’autre fondement que celui qui est fourni par l’étude et l’interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ© physique.

Savoir, devoir, pouvoir - Paul Chambadal

By Paul Chambadal

Release Date: 1979-01-01

Genre: Fiction & Literature

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« Il est facile de prĂȘcher la morale, il est difficile de la fonder ! Â» Cette remarque de Schopenhauer reste aujourd’hui d’actualitĂ© : parmi toutes les disciplines, l’éthique est la seule pour laquelle le problĂšme du fondement se pose avec une ampleur telle, qu’il Ă©clipse mĂȘme son contenu. Le lien entre la conception que les hommes se font de la rĂ©alitĂ©, et la morale qu’ils se donnent, remonte aux origines mĂȘmes de notre culture. Les penseurs de l’AntiquitĂ© avaient compris que le fondement de l’éthique doit ĂȘtre recherchĂ© dans le rĂ©el : « Agis suivant la nature ! Â» D’Épicure Ă  Schopenhauer et de Kant Ă  Henri PoincarĂ©, le dĂ©veloppement des sciences n’a cessĂ© d’entraĂźner des « rĂ©visions dĂ©chirantes Â» en matiĂšre de philosophie et de morale. Tout rĂ©cemment, certains auteurs (dont Jacques Monod) ont cherchĂ© Ă  fonder une « Ă©thique de la connaissance Â», tandis que d’autres (de Raymond B. Cattell Ă  Konrad Lorenz) mettaient en Ă©vidence les consĂ©quences Ă©thiques des plus rĂ©centes dĂ©couvertes de la physique et de la biologie. Auteur de plusieurs ouvrages renommĂ©s sur la physique moderne, Paul Chambadal, laurĂ©at de l’AcadĂ©mie des sciences morales et politiques, reprend l’ensemble du dossier en faisant montre, Ă  la fois, d’une grande originalitĂ© et d’un sens aigu de la synthĂšse. S’efforçant de ne pas opposer une mĂ©taphysique Ă  une autre, de ne pas contester un dogme au nom d’un autre, il affirme que c’est sur l’ensemble de nos connaissances, en prenant en compte l’unitĂ© fonciĂšre de l’univers, qu’une Ă©thique nouvelle doit s’appuyer. Il examine successivement la notion de rĂ©alitĂ©, les diffĂ©rentes catĂ©gories de l’éthique, les limites de la science et le problĂšme de la vie, tĂąche qui l’amĂšne Ă  réévaluer des notions aussi fondamentales que celles d’espace, de temps, de matiĂšre et d’énergie. Il montre ainsi que l’éthique ne peut avoir d’autre fondement que celui qui est fourni par l’étude et l’interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ© physique.

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