Ce « miroir » propose des regards croisĂ©s sur les trajectoires de disciplines et de professions qui font les sciences sociales libanaises. Il interroge leurs formations historiques et les pratiques de leurs acteurs, ancrĂ©es dans la sociĂ©tĂ© et confrontĂ©es Ă des enjeux d'autonomisation et de reconnaissance. Ses diffĂ©rents chapitres entendent ainsi rendre aux sciences humaines et sociales libanaises leurs hommes et leurs femmes, leurs temps et leurs lieux, leurs pratiques et leurs dĂ©fis. Ils mobilisent les ressources et les outils propres Ă diffĂ©rentes disciplines, de lâhistoire sociale et culturelle Ă lâanthropologie des savoirs, de la sociologie des sciences Ă celle des intellectuels, en passant par la gĂ©ographie et la science politique. Interrogeant la constitution dâhistoires proprement libanaises de savoir, ils questionnent aussi la capacitĂ© de la communautĂ© scientifique nationale Ă maitriser ses agendas de recherche aussi bien quâĂ actualiser la vocation critique des savoirs. Ce faisant, les sciences humaines et sociales sâavĂšrent des postes dâobservation privilĂ©giĂ©s dâĂ©volutions plus gĂ©nĂ©rales dans le Liban contemporain : la marchandisation du monde, la division internationale inĂ©gale des savoirs productrice de subalternisation ou au contraire de lĂ©gitimation, la production et reproduction de normes, lâinstruction de hiĂ©rarchies et dâinĂ©galitĂ©s, ou encore la mutation des mondes du travail.
Ce « miroir » propose des regards croisĂ©s sur les trajectoires de disciplines et de professions qui font les sciences sociales libanaises. Il interroge leurs formations historiques et les pratiques de leurs acteurs, ancrĂ©es dans la sociĂ©tĂ© et confrontĂ©es Ă des enjeux d'autonomisation et de reconnaissance. Ses diffĂ©rents chapitres entendent ainsi rendre aux sciences humaines et sociales libanaises leurs hommes et leurs femmes, leurs temps et leurs lieux, leurs pratiques et leurs dĂ©fis. Ils mobilisent les ressources et les outils propres Ă diffĂ©rentes disciplines, de lâhistoire sociale et culturelle Ă lâanthropologie des savoirs, de la sociologie des sciences Ă celle des intellectuels, en passant par la gĂ©ographie et la science politique. Interrogeant la constitution dâhistoires proprement libanaises de savoir, ils questionnent aussi la capacitĂ© de la communautĂ© scientifique nationale Ă maitriser ses agendas de recherche aussi bien quâĂ actualiser la vocation critique des savoirs. Ce faisant, les sciences humaines et sociales sâavĂšrent des postes dâobservation privilĂ©giĂ©s dâĂ©volutions plus gĂ©nĂ©rales dans le Liban contemporain : la marchandisation du monde, la division internationale inĂ©gale des savoirs productrice de subalternisation ou au contraire de lĂ©gitimation, la production et reproduction de normes, lâinstruction de hiĂ©rarchies et dâinĂ©galitĂ©s, ou encore la mutation des mondes du travail.