La comtesse de Rudolstadt - George Sand

By George Sand

Release Date: 1843-01-01

Genre: Literary Fiction

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AprĂšs Venise et ses fastes rococos, la cour de Vienne Ă  l’époque de Porpora et de Haydn, c’est au terrible FrĂ©dĂ©ric II de Prusse que s’affronte Ă  prĂ©sent Consuelo, la petite tsigane qui n’a que sa voix pour fortune. Elle connaĂźtra les prisons de ce despote qui se prĂ©tend le protecteur des arts, bravera mille dangers, et se retrouvera enfin dans sa chĂšre BohĂȘme, prĂšs du comte Albert de Rudolstadt – Ă  la fois l’ami, l’amant mystique, l’époux
 et son initiateur aux mystĂšres de la fraternitĂ© des Invisibles. Les esprits cartĂ©siens pourront toujours rejeter cette apothĂ©ose en forme d’hymne Ă  la Nuit, si proche par le climat, par l’harmonie voudrait-on dire, de La FlĂ»te enchantĂ©e de Mozart ! La romanciĂšre a beau y dĂ©velopper les thĂ©ories du surprenant Pierre Leroux, apĂŽtre malheureux de la « religion de l’HumanitĂ© », ce ne sont pas les idĂ©es qui comptent ici, mais tel appel aux forces obscures qui commandent en secret Ă  la poĂ©sie, Ă  l’art – et peut-ĂȘtre Ă  la vie. On songe aux grandes pages de Goethe (Alain n’hĂ©sitait pas Ă  voir dans La Comtesse de Rudolstadt le Wilhelm Meister qui manquait au romantisme français) mais plus encore Ă  Hoffmann, celui des Élixirs du Diable – musicien lui aussi. Consuelo va sauver Albert-Lucifer de la folie oĂč il a failli sombrer
 mais perdra sa voix. Albert renonce Ă  toute gloire, part avec elle sur le grand chemin. La petite BohĂ©mienne venue de nulle part, fille de personne, sans attaches et sans avoir, sans autre projet que d’ĂȘtre droitement elle-mĂȘme sur les sentiers tortueux de la vie, sera, on le devine, l’Antigone de cet Oedipe Ă©garĂ© tout prĂšs de la vĂ©ritĂ©.

La comtesse de Rudolstadt - George Sand

By George Sand

Release Date: 1843-01-01

Genre: Literary Fiction

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AprĂšs Venise et ses fastes rococos, la cour de Vienne Ă  l’époque de Porpora et de Haydn, c’est au terrible FrĂ©dĂ©ric II de Prusse que s’affronte Ă  prĂ©sent Consuelo, la petite tsigane qui n’a que sa voix pour fortune. Elle connaĂźtra les prisons de ce despote qui se prĂ©tend le protecteur des arts, bravera mille dangers, et se retrouvera enfin dans sa chĂšre BohĂȘme, prĂšs du comte Albert de Rudolstadt – Ă  la fois l’ami, l’amant mystique, l’époux
 et son initiateur aux mystĂšres de la fraternitĂ© des Invisibles. Les esprits cartĂ©siens pourront toujours rejeter cette apothĂ©ose en forme d’hymne Ă  la Nuit, si proche par le climat, par l’harmonie voudrait-on dire, de La FlĂ»te enchantĂ©e de Mozart ! La romanciĂšre a beau y dĂ©velopper les thĂ©ories du surprenant Pierre Leroux, apĂŽtre malheureux de la « religion de l’HumanitĂ© », ce ne sont pas les idĂ©es qui comptent ici, mais tel appel aux forces obscures qui commandent en secret Ă  la poĂ©sie, Ă  l’art – et peut-ĂȘtre Ă  la vie. On songe aux grandes pages de Goethe (Alain n’hĂ©sitait pas Ă  voir dans La Comtesse de Rudolstadt le Wilhelm Meister qui manquait au romantisme français) mais plus encore Ă  Hoffmann, celui des Élixirs du Diable – musicien lui aussi. Consuelo va sauver Albert-Lucifer de la folie oĂč il a failli sombrer
 mais perdra sa voix. Albert renonce Ă  toute gloire, part avec elle sur le grand chemin. La petite BohĂ©mienne venue de nulle part, fille de personne, sans attaches et sans avoir, sans autre projet que d’ĂȘtre droitement elle-mĂȘme sur les sentiers tortueux de la vie, sera, on le devine, l’Antigone de cet Oedipe Ă©garĂ© tout prĂšs de la vĂ©ritĂ©.

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