Une Saison en enfer - Arthur Rimbaud

By Arthur Rimbaud

Release Date: 2012-07-06

Genre: Poetry

(0 ratings)
Et c'est toujours, Ă  140 ans de distance, un texte des plus extrĂȘmes de toute la langue française. D'une novation telle qu'il s'ancre en vous par coeur quand bien mĂȘme on voudrait le tenir Ă  distance, tant il est poison et violence, et parcours extrĂȘme de l'ĂȘtre.

C’est le texte qu’on porte secrùtement, chacun de nous, sans jamais le partager avec les autres.

C’est l’écriture d’un chemin vers l’écriture. C’est le rassemblement de la poĂ©sie embrassĂ©e, puis quittĂ©e.

C’est la fin dĂ©finitive du parcours de Rimbaud Ă©crivain, quand bien mĂȘme l’écrit majeur, Illuminations, ne surgira qu’aprĂšs.

C’est le texte qu’à peine on le rouvre voilĂ  qu’il se chuchote dans la tĂȘte tant on le sait par coeur, ses naĂŻvetĂ©s, ses Ă©trangetĂ©s et monstruositĂ©s comprises.

Il y a ces phrases, Je sais aujourd’hui saluer la beautĂ©, ou l’encore plus considĂ©rable Il faut ĂȘtre absolument moderne.

Nous avons sans cesse Ă  relire Rimbaud. Et, dans Rimbaud, sans cesse Ă  retraverser le puits majeur. LĂ  oĂč on tombe. LĂ  oĂč pas d'autre fond que l'abĂźme.

Mais assez de rage, et de jeunesse dĂ©finitive de la langue, pour nous propulser plus lourd, agrandi, renforcĂ©, vers le monde et vers nous-mĂȘmes.

Une Saison en enfer - Arthur Rimbaud

By Arthur Rimbaud

Release Date: 2012-07-06

Genre: Poetry

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Et c'est toujours, Ă  140 ans de distance, un texte des plus extrĂȘmes de toute la langue française. D'une novation telle qu'il s'ancre en vous par coeur quand bien mĂȘme on voudrait le tenir Ă  distance, tant il est poison et violence, et parcours extrĂȘme de l'ĂȘtre.

C’est le texte qu’on porte secrùtement, chacun de nous, sans jamais le partager avec les autres.

C’est l’écriture d’un chemin vers l’écriture. C’est le rassemblement de la poĂ©sie embrassĂ©e, puis quittĂ©e.

C’est la fin dĂ©finitive du parcours de Rimbaud Ă©crivain, quand bien mĂȘme l’écrit majeur, Illuminations, ne surgira qu’aprĂšs.

C’est le texte qu’à peine on le rouvre voilĂ  qu’il se chuchote dans la tĂȘte tant on le sait par coeur, ses naĂŻvetĂ©s, ses Ă©trangetĂ©s et monstruositĂ©s comprises.

Il y a ces phrases, Je sais aujourd’hui saluer la beautĂ©, ou l’encore plus considĂ©rable Il faut ĂȘtre absolument moderne.

Nous avons sans cesse Ă  relire Rimbaud. Et, dans Rimbaud, sans cesse Ă  retraverser le puits majeur. LĂ  oĂč on tombe. LĂ  oĂč pas d'autre fond que l'abĂźme.

Mais assez de rage, et de jeunesse dĂ©finitive de la langue, pour nous propulser plus lourd, agrandi, renforcĂ©, vers le monde et vers nous-mĂȘmes.

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