« Celui qui ne sait pas garder le secret, ses affaires pĂ©ricliteront Ă coup sĂ»r, mĂȘme si elles avaient dâabord rĂ©ussi, comme un bateau dĂ©semparĂ© sur lâocĂ©an. » Ce texte est le traitĂ© de politique par excellence de lâInde ancienne. Son objet nâest pas de sâinterroger sur la meilleure forme de gouvernement. Pour son auteur, la rĂ©ponse Ă cette question est claire : le seul rĂ©gime valable est la monarchie, le roi doit concentrer tous les pouvoirs et, sans un pouvoir fort, on tomberait dans la violence anarchique. Sur cette base, le texte est rĂ©digĂ© comme un manuel dâinstruction princiĂšre : comment le souverain doit-il asseoir le pouvoir de lâĂtat, comment doit-il rĂ©guler lâĂ©conomie et comment doit-il se comporter en politique Ă©trangĂšre, avec ses alliĂ©s et ses ennemis ? Le titre sanskrit de cet ouvrage pourrait ĂȘtre traduit par « TraitĂ© du profit ». La politique occupe en effet la place essentielle dans la « science du profit » qui constitue, dans lâInde classique, lâun des trois grands objets de lâactivitĂ© humaine, les deux autres Ă©tant le devoir et le plaisir. LâArthashatra, aprĂšs des siĂšcles dâoubli, nâa Ă©tĂ© redĂ©couvert quâen 1905 par Rudrapatna Shamasastry alors que ce chercheur effectuait le catalogage des manuscrits (sur feuilles de palmier) de la Mysore Oriental Library. Ceci pose la question des manuscrits et de la transmission du savoir en Inde, dont lâhistoire est bien diffĂ©rente de la tradition occidentale. Pour donner quelques Ă©lĂ©ments de comprĂ©hension de ce contexte, lâouvrage est illustrĂ© par les photos de manuscrits, dâarchives et dâarchivistes indiens rĂ©alisĂ©es par Anthony Cerulli dans le cadre de son projet « Manuscriptistan », ainsi que dâune notice prĂ©sentant la tradition ecdotique indienne.
« Celui qui ne sait pas garder le secret, ses affaires pĂ©ricliteront Ă coup sĂ»r, mĂȘme si elles avaient dâabord rĂ©ussi, comme un bateau dĂ©semparĂ© sur lâocĂ©an. » Ce texte est le traitĂ© de politique par excellence de lâInde ancienne. Son objet nâest pas de sâinterroger sur la meilleure forme de gouvernement. Pour son auteur, la rĂ©ponse Ă cette question est claire : le seul rĂ©gime valable est la monarchie, le roi doit concentrer tous les pouvoirs et, sans un pouvoir fort, on tomberait dans la violence anarchique. Sur cette base, le texte est rĂ©digĂ© comme un manuel dâinstruction princiĂšre : comment le souverain doit-il asseoir le pouvoir de lâĂtat, comment doit-il rĂ©guler lâĂ©conomie et comment doit-il se comporter en politique Ă©trangĂšre, avec ses alliĂ©s et ses ennemis ? Le titre sanskrit de cet ouvrage pourrait ĂȘtre traduit par « TraitĂ© du profit ». La politique occupe en effet la place essentielle dans la « science du profit » qui constitue, dans lâInde classique, lâun des trois grands objets de lâactivitĂ© humaine, les deux autres Ă©tant le devoir et le plaisir. LâArthashatra, aprĂšs des siĂšcles dâoubli, nâa Ă©tĂ© redĂ©couvert quâen 1905 par Rudrapatna Shamasastry alors que ce chercheur effectuait le catalogage des manuscrits (sur feuilles de palmier) de la Mysore Oriental Library. Ceci pose la question des manuscrits et de la transmission du savoir en Inde, dont lâhistoire est bien diffĂ©rente de la tradition occidentale. Pour donner quelques Ă©lĂ©ments de comprĂ©hension de ce contexte, lâouvrage est illustrĂ© par les photos de manuscrits, dâarchives et dâarchivistes indiens rĂ©alisĂ©es par Anthony Cerulli dans le cadre de son projet « Manuscriptistan », ainsi que dâune notice prĂ©sentant la tradition ecdotique indienne.