Pendant plus de trente ans, Adorno a nourri le projet dâune monographie consacrĂ©e Ă Beethoven, que sa disparition brutale en 1969 ne lui a pas permis dâachever. CollectĂ©s dans ses carnets et complĂ©tĂ©s par des extraits dâĆuvres publiĂ©es, les fragments rĂ©unis dans ce volume permettent de cerner lâarmature de cette « philosophie de la musique » inĂ©dite. Passant avec virtuositĂ© des analyses musicales les plus fines Ă lâinterprĂ©tation philosophique la plus audacieuse, Adorno dĂ©chiffre dans la musique de Beethoven le destin contrastĂ© des LumiĂšres au moment oĂč le capitalisme prend son essor. Il donne Ă©galement Ă la contemporanĂ©itĂ© de Beethoven et de Hegel (tous deux nĂ©s en 1770) un sens philosophique dĂ©cisif, qui Ă©claire lâaffinitĂ© Ă©lective qui dans toute son Ćuvre unit musique et philosophie. Quant aux analyses consacrĂ©es au « style tardif » de Beethoven, elles sont devenues, en un temps oĂč le sentiment de lâaprĂšs nâa peut-ĂȘtre jamais Ă©tĂ© aussi vif, une rĂ©fĂ©rence incontournable. Si Adorno a souvent Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme le porte-parole de Schoenberg, ces textes et fragments montrent Ă quel point toute sa philosophie de la musique, si ce nâest lâensemble de sa pensĂ©e, gravite autour de ce foyer qui porte le nom de Beethoven.
Pendant plus de trente ans, Adorno a nourri le projet dâune monographie consacrĂ©e Ă Beethoven, que sa disparition brutale en 1969 ne lui a pas permis dâachever. CollectĂ©s dans ses carnets et complĂ©tĂ©s par des extraits dâĆuvres publiĂ©es, les fragments rĂ©unis dans ce volume permettent de cerner lâarmature de cette « philosophie de la musique » inĂ©dite. Passant avec virtuositĂ© des analyses musicales les plus fines Ă lâinterprĂ©tation philosophique la plus audacieuse, Adorno dĂ©chiffre dans la musique de Beethoven le destin contrastĂ© des LumiĂšres au moment oĂč le capitalisme prend son essor. Il donne Ă©galement Ă la contemporanĂ©itĂ© de Beethoven et de Hegel (tous deux nĂ©s en 1770) un sens philosophique dĂ©cisif, qui Ă©claire lâaffinitĂ© Ă©lective qui dans toute son Ćuvre unit musique et philosophie. Quant aux analyses consacrĂ©es au « style tardif » de Beethoven, elles sont devenues, en un temps oĂč le sentiment de lâaprĂšs nâa peut-ĂȘtre jamais Ă©tĂ© aussi vif, une rĂ©fĂ©rence incontournable. Si Adorno a souvent Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme le porte-parole de Schoenberg, ces textes et fragments montrent Ă quel point toute sa philosophie de la musique, si ce nâest lâensemble de sa pensĂ©e, gravite autour de ce foyer qui porte le nom de Beethoven.