« Câest Ă nous, et Ă nous seuls, quâil revient de rĂ©flĂ©chir, dâanalyser et parfois de prendre des risques pour rester libres. Libres de nous engager et dâĂȘtre ce que nous voulons. Câest Ă nous, et Ă personne dâautre, quâil revient de trouver les mots, de les prononcer, de les Ă©crire avec force, pour couvrir le son des couteaux sous nos gorges.A nous de rire, de dessiner, dâaimer, de jouir de nos libertĂ©s, de vivre la tĂȘte haute, face Ă des fanatiques qui voudraient nous imposer leur monde de nĂ©vroses et de frustration â en coproduction avec des universitaires gavĂ©s de communautarisme anglo-saxon, des militants aveuglĂ©s, et des intellectuels qui sont les hĂ©ritiers de ceux qui ont soutenu parmi les pires dictateurs du XXĂšme siĂšcle, de Staline Ă Pol Pot. »Ainsi plaide Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, lors du procĂšs des attentats de janvier 2015. ProcĂšs historique, procĂšs intellectuel, au cours duquel lâauteur retrace, avec puissance et talent, le cheminement souterrain et idĂ©ologique du Mal. Chaque mot pĂšse. Chaque mot frappe. Ou apporte la douceur. Evoquant les noms des disparus, des amis, leurs plumes, leurs pinceaux, leur distance ironique et tendre. Oui, la libertĂ© dâexpression est un combat, chaque jour vivifiĂ© par des gestes, des paroles, des Ă©changes.Face Ă la mort, la littĂ©rature nous tient : ce texte, bien plus quâune plaidoirie, est un Ă©loge de la vie libre, joyeuse et Ă©clairĂ©e.
« Câest Ă nous, et Ă nous seuls, quâil revient de rĂ©flĂ©chir, dâanalyser et parfois de prendre des risques pour rester libres. Libres de nous engager et dâĂȘtre ce que nous voulons. Câest Ă nous, et Ă personne dâautre, quâil revient de trouver les mots, de les prononcer, de les Ă©crire avec force, pour couvrir le son des couteaux sous nos gorges.A nous de rire, de dessiner, dâaimer, de jouir de nos libertĂ©s, de vivre la tĂȘte haute, face Ă des fanatiques qui voudraient nous imposer leur monde de nĂ©vroses et de frustration â en coproduction avec des universitaires gavĂ©s de communautarisme anglo-saxon, des militants aveuglĂ©s, et des intellectuels qui sont les hĂ©ritiers de ceux qui ont soutenu parmi les pires dictateurs du XXĂšme siĂšcle, de Staline Ă Pol Pot. »Ainsi plaide Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, lors du procĂšs des attentats de janvier 2015. ProcĂšs historique, procĂšs intellectuel, au cours duquel lâauteur retrace, avec puissance et talent, le cheminement souterrain et idĂ©ologique du Mal. Chaque mot pĂšse. Chaque mot frappe. Ou apporte la douceur. Evoquant les noms des disparus, des amis, leurs plumes, leurs pinceaux, leur distance ironique et tendre. Oui, la libertĂ© dâexpression est un combat, chaque jour vivifiĂ© par des gestes, des paroles, des Ă©changes.Face Ă la mort, la littĂ©rature nous tient : ce texte, bien plus quâune plaidoirie, est un Ă©loge de la vie libre, joyeuse et Ă©clairĂ©e.