« Je ne savais pas comment nommer cette derniĂšre leçon, oscillant entre les deux voies que je me suis efforcĂ© de suivre tout au long de ce dernier cycle de cours et durant lâavant-derniĂšre heure encore : une tentation mĂ©lancolique, celle des artistes qui rĂ©clament une âseconde chanceâ pour rĂ©aliser enfin leur chef-dâĆuvre, et une espĂ©rance rĂ©demptrice, chez ceux qui acceptent de nâĂȘtre rien de plus que lâavatar dâune lignĂ©e. PolaritĂ© qui ne concerne pas seulement les crĂ©ateurs, mais peut-ĂȘtre bien aussi les professeurs. » Dans sa quĂȘte dâun titre pour sa leçon de clĂŽture prononcĂ©e au CollĂšge de France en janvier 2021, Antoine Compagnon convoque ses auteurs de prĂ©dilection â de Montaigne Ă Proust, en passant par Chateaubriand et Baudelaire â et se livre Ă une sĂ©rie de variations sur le dĂ©part, la cessation dâactivitĂ©, lâimmortalitĂ©.
« Je ne savais pas comment nommer cette derniĂšre leçon, oscillant entre les deux voies que je me suis efforcĂ© de suivre tout au long de ce dernier cycle de cours et durant lâavant-derniĂšre heure encore : une tentation mĂ©lancolique, celle des artistes qui rĂ©clament une âseconde chanceâ pour rĂ©aliser enfin leur chef-dâĆuvre, et une espĂ©rance rĂ©demptrice, chez ceux qui acceptent de nâĂȘtre rien de plus que lâavatar dâune lignĂ©e. PolaritĂ© qui ne concerne pas seulement les crĂ©ateurs, mais peut-ĂȘtre bien aussi les professeurs. » Dans sa quĂȘte dâun titre pour sa leçon de clĂŽture prononcĂ©e au CollĂšge de France en janvier 2021, Antoine Compagnon convoque ses auteurs de prĂ©dilection â de Montaigne Ă Proust, en passant par Chateaubriand et Baudelaire â et se livre Ă une sĂ©rie de variations sur le dĂ©part, la cessation dâactivitĂ©, lâimmortalitĂ©.