ExcĂ©dĂ©s par le prĂ©sumĂ© laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamĂ©s sâĂ©vertuent Ă punir par eux-mĂȘmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent dĂ©tectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres chĂątiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les rĂ©seaux sociaux.Des groupes d'autodĂ©fense du Far West aux chasseurs de pĂ©dophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, rĂ©actionnaires et xĂ©nophobes. Toutefois, mouvements rĂ©volutionnaires et dĂ©fenseurs des dominĂ©s ne s'interdisent pas de manier, Ă leur tour, le fouet et le feu. Lâauto-justice compte en outre de fervents zĂ©lateurs dans les services rĂ©pressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre lĂ©gal pour nettoyer la sociĂ©tĂ©, ils prĂ©cipitent l'avĂšnement de l'Ătat justicier.Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme dâun pĂ©riple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question sâimpose : la France est-elle immunisĂ©e contre cette fiĂšvre punitive ?Gilles Favarel-Garrigues est chercheur au CNRS (Sciences Po-CERI). Il travaille sur les questions de dĂ©viance, de police et de justice Ă partir dâenquĂȘtes menĂ©es notamment en Russie.Laurent Gayer est chercheur au CNRS (Sciences Po-CERI). SpĂ©cialiste du sous-continent indien, il s'intĂ©resse plus particuliĂšrement aux dynamiques urbaines et aux mobilisations violentes en Inde et au Pakistan.
ExcĂ©dĂ©s par le prĂ©sumĂ© laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamĂ©s sâĂ©vertuent Ă punir par eux-mĂȘmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent dĂ©tectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres chĂątiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les rĂ©seaux sociaux.Des groupes d'autodĂ©fense du Far West aux chasseurs de pĂ©dophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, rĂ©actionnaires et xĂ©nophobes. Toutefois, mouvements rĂ©volutionnaires et dĂ©fenseurs des dominĂ©s ne s'interdisent pas de manier, Ă leur tour, le fouet et le feu. Lâauto-justice compte en outre de fervents zĂ©lateurs dans les services rĂ©pressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre lĂ©gal pour nettoyer la sociĂ©tĂ©, ils prĂ©cipitent l'avĂšnement de l'Ătat justicier.Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme dâun pĂ©riple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question sâimpose : la France est-elle immunisĂ©e contre cette fiĂšvre punitive ?Gilles Favarel-Garrigues est chercheur au CNRS (Sciences Po-CERI). Il travaille sur les questions de dĂ©viance, de police et de justice Ă partir dâenquĂȘtes menĂ©es notamment en Russie.Laurent Gayer est chercheur au CNRS (Sciences Po-CERI). SpĂ©cialiste du sous-continent indien, il s'intĂ©resse plus particuliĂšrement aux dynamiques urbaines et aux mobilisations violentes en Inde et au Pakistan.