Cette courte correspondance inĂ©dite et inattendue entre Michel Leiris et Marcel Jouhandeau (94 lettres) sâĂ©tale de 1923 Ă 1977 ; lâessentiel des lettres occupant les annĂ©es vingt et trente. Elle rĂ©vĂšle une relation peu connue entre les deux grands Ă©crivains.Les deux hommes se sont rencontrĂ©s en 1923 dans lâappartement dâAndrĂ© Masson oĂč Max Jacob, qui donne des conseils poĂ©tiques au jeune Leiris (22 ans), emmĂšne son ami Jouhandeau (35 ans). Dans la nuit du 26 au 27 mars 1924, Ă©pris dâalcool et de lyrisme, ils vivront une union « mystique » qui se traduira concrĂštement par une relation homosexuelle. Assez rapidement, Leiris comprend que Jouhandeau est amoureux de lui et replace leur relation en termes dâamitiĂ©. Leiris admire Monsieur Godeau intime qui vient de paraĂźtre en revue et envoie des poĂšmes que Jouhandeau juge trop influencĂ©s par MallarmĂ©. Jouhandeau se confie sur lâespĂ©rance, la foi et lâamour et revient sur le « merveilleux » de leur rencontre. Tandis que Jouhandeau vit une relation orageuse avec sa femme Ălise dite Caryathis, Leiris trouve un emploi comme secrĂ©taire Ă la revue Documents de Georges Bataille. En 1936, Jouhandeau se sent blessĂ© par les extraits sibyllins de lâAge dâhomme qui le concernent, mais quelques temps plus tard câest Leiris qui rompt Ă cause de la profession de foi antisĂ©mite de Jouhandeau dans lâ Action française. Ils renouent en 1937, « lâamitiĂ© sous la cendre » nâest pas morte, Ă©crit Jouhandeau. En 1940, Leiris est mobilisĂ© en AlgĂ©rie et donne des nouvelles. Suite Ă une rupture plus grave avec la guerre, la correspondance sâinterrompt jusquâen 1966. MalgrĂ© tout, le souvenir et lâaffection demeurent, les deux hommes Ă©changent une dizaine de lettres entre 66 et 77. Ădition Ă©tablie par Denis Hollier et Louis YvertPrĂ©face de Denis Hollier.
Cette courte correspondance inĂ©dite et inattendue entre Michel Leiris et Marcel Jouhandeau (94 lettres) sâĂ©tale de 1923 Ă 1977 ; lâessentiel des lettres occupant les annĂ©es vingt et trente. Elle rĂ©vĂšle une relation peu connue entre les deux grands Ă©crivains.Les deux hommes se sont rencontrĂ©s en 1923 dans lâappartement dâAndrĂ© Masson oĂč Max Jacob, qui donne des conseils poĂ©tiques au jeune Leiris (22 ans), emmĂšne son ami Jouhandeau (35 ans). Dans la nuit du 26 au 27 mars 1924, Ă©pris dâalcool et de lyrisme, ils vivront une union « mystique » qui se traduira concrĂštement par une relation homosexuelle. Assez rapidement, Leiris comprend que Jouhandeau est amoureux de lui et replace leur relation en termes dâamitiĂ©. Leiris admire Monsieur Godeau intime qui vient de paraĂźtre en revue et envoie des poĂšmes que Jouhandeau juge trop influencĂ©s par MallarmĂ©. Jouhandeau se confie sur lâespĂ©rance, la foi et lâamour et revient sur le « merveilleux » de leur rencontre. Tandis que Jouhandeau vit une relation orageuse avec sa femme Ălise dite Caryathis, Leiris trouve un emploi comme secrĂ©taire Ă la revue Documents de Georges Bataille. En 1936, Jouhandeau se sent blessĂ© par les extraits sibyllins de lâAge dâhomme qui le concernent, mais quelques temps plus tard câest Leiris qui rompt Ă cause de la profession de foi antisĂ©mite de Jouhandeau dans lâ Action française. Ils renouent en 1937, « lâamitiĂ© sous la cendre » nâest pas morte, Ă©crit Jouhandeau. En 1940, Leiris est mobilisĂ© en AlgĂ©rie et donne des nouvelles. Suite Ă une rupture plus grave avec la guerre, la correspondance sâinterrompt jusquâen 1966. MalgrĂ© tout, le souvenir et lâaffection demeurent, les deux hommes Ă©changent une dizaine de lettres entre 66 et 77. Ădition Ă©tablie par Denis Hollier et Louis YvertPrĂ©face de Denis Hollier.