Traduit du silence - Joe Bousquet

By Joe Bousquet

Release Date: 2020-09-03

Genre: Biographies & Memoirs

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BlessĂ© de guerre en 1918, Ă  l’ñge de 21 ans, JoĂ« Bousquet restera allongĂ© jusqu’à la fin de ses jours avec un corps paralysĂ©. Mort sans ĂȘtre mort, il n’a pas quittĂ© sa chambre depuis une vingtaine d’annĂ©es lorsqu’il commence Ă  Ă©crire "Traduit du silence". Journal intime ou, plus exactement, poĂšme de sa vie intĂ©rieure, ce rĂ©cit lui permet de «purger ses pensĂ©es» et de trouver un sentier dont il n’existait que l’idĂ©e. Le poĂšte imagine de «contrĂ©crire» pour mieux se connaĂźtre et parce qu’il a entrevu un monde «oĂč on parlera sans avoir Ă  rencontrer ces mots qui font saigner le temps». Écrire est pour lui «ĂȘtre dĂ©shabillĂ© de sa propre prĂ©sence» et «se rendre, au-dedans de soi, apte Ă  crĂ©er l’ordre que l’on devra subir». En proie Ă  une mĂ©ditation incessante, sa pensĂ©e devient la chair d’un univers aux dimensions et profondeurs imprĂ©vues. Il crĂ©e une nouvelle gĂ©ologie du corps qui ne progresse pas d’organe en organe mais de strate de pensĂ©e en strate de pensĂ©e. Rien n’arrĂȘte la pensĂ©e qui assimile mĂȘme le silence: «Pour traduire le silence, il faut vivre au-delĂ  de son propre silence, entendre et retenir toutes les voix qui se taisent en nous.» [...] «Je ne suis ni dans la littĂ©rature ni dans l’art. Pas mĂȘme dans l’amour. Mais je suis dans un conte que mes semblables prennent pour la vie.»

Traduit du silence - Joe Bousquet

By Joe Bousquet

Release Date: 2020-09-03

Genre: Biographies & Memoirs

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BlessĂ© de guerre en 1918, Ă  l’ñge de 21 ans, JoĂ« Bousquet restera allongĂ© jusqu’à la fin de ses jours avec un corps paralysĂ©. Mort sans ĂȘtre mort, il n’a pas quittĂ© sa chambre depuis une vingtaine d’annĂ©es lorsqu’il commence Ă  Ă©crire "Traduit du silence". Journal intime ou, plus exactement, poĂšme de sa vie intĂ©rieure, ce rĂ©cit lui permet de «purger ses pensĂ©es» et de trouver un sentier dont il n’existait que l’idĂ©e. Le poĂšte imagine de «contrĂ©crire» pour mieux se connaĂźtre et parce qu’il a entrevu un monde «oĂč on parlera sans avoir Ă  rencontrer ces mots qui font saigner le temps». Écrire est pour lui «ĂȘtre dĂ©shabillĂ© de sa propre prĂ©sence» et «se rendre, au-dedans de soi, apte Ă  crĂ©er l’ordre que l’on devra subir». En proie Ă  une mĂ©ditation incessante, sa pensĂ©e devient la chair d’un univers aux dimensions et profondeurs imprĂ©vues. Il crĂ©e une nouvelle gĂ©ologie du corps qui ne progresse pas d’organe en organe mais de strate de pensĂ©e en strate de pensĂ©e. Rien n’arrĂȘte la pensĂ©e qui assimile mĂȘme le silence: «Pour traduire le silence, il faut vivre au-delĂ  de son propre silence, entendre et retenir toutes les voix qui se taisent en nous.» [...] «Je ne suis ni dans la littĂ©rature ni dans l’art. Pas mĂȘme dans l’amour. Mais je suis dans un conte que mes semblables prennent pour la vie.»

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