Boris Vian a beaucoup Ă©crit. 10 000 pages ont Ă©tĂ© publiĂ©es, restait en suspens la correspondance.Dans les Ă©changes avec sa premiĂšre Ă©pouse Michelle se dessinent notamment lâunivers de Saint-Germain-des-PrĂ©s, celui de Saint-Tropez avec ses clubs et ses personnalitĂ©s hautes en couleur. Les copains â Ă©crivains, jazzmen ou artistes â deviennent source dâinspiration, voire des personnages de son Ćuvre. Boris Vian leur Ă©crit, mais rĂ©pond aussi continuellement aux missives dâadmiratrices, de lecteurs anonymes passionnĂ©s de musique et aux journalistes qui nâaiment pas son style.Quant Ă la sĂ©quence familiale inĂ©dite qui ouvre cet ouvrage, elle rĂ©sonne avec une puissance singuliĂšre. Les lettres Ă sa mĂšre, surnommĂ©e Pouche, alors quâil est en premiĂšre annĂ©e de lâĂcole centrale, sont particuliĂšrement touchantes, comme ses charmants Ă©changes plus tard avec ses deux enfants, Patrick et Carole.Ses lettres dâamour nous bouleversent, quâelles soient coquines, drĂŽles ou poĂ©tiques. Et puis un jour le premier amour disparaĂźt pour refleurir ailleurs, avec Ursula, son Ourson.Si lâon connaissait son esprit facĂ©tieux et provocateur, cette correspondance rĂ©vĂšle lâhumeur parfois assombrie dâun homme qui se sait malade depuis lâadolescence et qui vit diffĂ©remment. Ressort quelquefois le ton dâun Ă©crivain blessĂ© de ne pas avoir Ă©tĂ© compris ni sous son nom ni sous celui de Vernon Sullivan. MĂȘme si Simone de Beauvoir lui Ă©crit avoir aimĂ© « en gros et en dĂ©tail » LâĂcume des jours ou que Raymond Queneau le soutient contre vents et marĂ©es. Nicole Bertolt collabore avec Ursula Vian KĂŒbler (seconde Ă©pouse de Boris Vian) Ă partir de 1980 et est aujourdâhui mandataire pour lâĆuvre et directrice du patrimoine de Boris Vian. Elle nous dĂ©voile ici un trĂ©sor, une sĂ©lection de prĂšs de cinq cents lettres de celui et Ă celui qui aurait eu cent ans le 10 mars 2020 Un dĂ©tail qui nâen est pas un : regardez la date Ă la fin de LâĂcume des joursâŠ
Boris Vian a beaucoup Ă©crit. 10 000 pages ont Ă©tĂ© publiĂ©es, restait en suspens la correspondance.Dans les Ă©changes avec sa premiĂšre Ă©pouse Michelle se dessinent notamment lâunivers de Saint-Germain-des-PrĂ©s, celui de Saint-Tropez avec ses clubs et ses personnalitĂ©s hautes en couleur. Les copains â Ă©crivains, jazzmen ou artistes â deviennent source dâinspiration, voire des personnages de son Ćuvre. Boris Vian leur Ă©crit, mais rĂ©pond aussi continuellement aux missives dâadmiratrices, de lecteurs anonymes passionnĂ©s de musique et aux journalistes qui nâaiment pas son style.Quant Ă la sĂ©quence familiale inĂ©dite qui ouvre cet ouvrage, elle rĂ©sonne avec une puissance singuliĂšre. Les lettres Ă sa mĂšre, surnommĂ©e Pouche, alors quâil est en premiĂšre annĂ©e de lâĂcole centrale, sont particuliĂšrement touchantes, comme ses charmants Ă©changes plus tard avec ses deux enfants, Patrick et Carole.Ses lettres dâamour nous bouleversent, quâelles soient coquines, drĂŽles ou poĂ©tiques. Et puis un jour le premier amour disparaĂźt pour refleurir ailleurs, avec Ursula, son Ourson.Si lâon connaissait son esprit facĂ©tieux et provocateur, cette correspondance rĂ©vĂšle lâhumeur parfois assombrie dâun homme qui se sait malade depuis lâadolescence et qui vit diffĂ©remment. Ressort quelquefois le ton dâun Ă©crivain blessĂ© de ne pas avoir Ă©tĂ© compris ni sous son nom ni sous celui de Vernon Sullivan. MĂȘme si Simone de Beauvoir lui Ă©crit avoir aimĂ© « en gros et en dĂ©tail » LâĂcume des jours ou que Raymond Queneau le soutient contre vents et marĂ©es. Nicole Bertolt collabore avec Ursula Vian KĂŒbler (seconde Ă©pouse de Boris Vian) Ă partir de 1980 et est aujourdâhui mandataire pour lâĆuvre et directrice du patrimoine de Boris Vian. Elle nous dĂ©voile ici un trĂ©sor, une sĂ©lection de prĂšs de cinq cents lettres de celui et Ă celui qui aurait eu cent ans le 10 mars 2020 Un dĂ©tail qui nâen est pas un : regardez la date Ă la fin de LâĂcume des joursâŠ