NĂ© en 1579 dans une famille rĂ©formĂ©e de la haute noblesse bretonne et poitevine, Henri de Rohan fut, trĂšs jeune, lâun des compagnons prĂ©fĂ©rĂ©s dâHenri IV, qui le fit duc et pair, et favorisa son mariage avec lâintrĂ©pide Marguerite de BĂ©thune, la fille de Sully. Lâassassinat de son protecteur en 1610 fut pour lui une catastrophe irrĂ©mĂ©diable. Il devint bientĂŽt, face Ă Marie de MĂ©dicis et Ă Louis XIII, le champion de lâintransigeance protestante. En 1629, la paix dâAlĂšs le contraint Ă lâexil Ă Venise, dont il devint le commandant des armĂ©es. Ses talents militaires, ses relations dans toute lâEurope â il Ă©tait le parrain de Charles Ier dâAngleterre â conduisirent Richelieu et le roi Ă lui confier dâimportantes missions diplomatiques et militaires en Suisse, puis en Allemagne contre les Habsbourg. En 1638, lâancien rebelle trouva au combat une mort hĂ©roĂŻque.
NĂ© en 1579 dans une famille rĂ©formĂ©e de la haute noblesse bretonne et poitevine, Henri de Rohan fut, trĂšs jeune, lâun des compagnons prĂ©fĂ©rĂ©s dâHenri IV, qui le fit duc et pair, et favorisa son mariage avec lâintrĂ©pide Marguerite de BĂ©thune, la fille de Sully. Lâassassinat de son protecteur en 1610 fut pour lui une catastrophe irrĂ©mĂ©diable. Il devint bientĂŽt, face Ă Marie de MĂ©dicis et Ă Louis XIII, le champion de lâintransigeance protestante. En 1629, la paix dâAlĂšs le contraint Ă lâexil Ă Venise, dont il devint le commandant des armĂ©es. Ses talents militaires, ses relations dans toute lâEurope â il Ă©tait le parrain de Charles Ier dâAngleterre â conduisirent Richelieu et le roi Ă lui confier dâimportantes missions diplomatiques et militaires en Suisse, puis en Allemagne contre les Habsbourg. En 1638, lâancien rebelle trouva au combat une mort hĂ©roĂŻque.