En arrĂȘtant Ă sa descente d'avion Maurice Fabre, recherchĂ© pour crimes contre l'humanitĂ© en raison de sa participation active aux " massacres de SĂ©tif ", les autoritĂ©s algĂ©riennes n'ont-elles pas fait preuve d'un zĂšle quelque peu excessif ? Car plus de soixante ans aprĂšs les faits, personne, des deux cĂŽtĂ©s de la MĂ©diterranĂ©e, n'a vraiment intĂ©rĂȘt Ă revenir sur ces journĂ©es sanglantes de mai 1945, dans cette AlgĂ©rie française qui Ă©tait alors Ă la fois pĂ©tainiste, gaulliste et sous influence amĂ©ricaine. Ni Alger, ni Paris, ni mĂȘme Washington... Personne, sauf l'accusĂ©. Celui que la presse dĂ©signe comme le " Boucher de Guelma " est en effet dĂ©terminĂ© Ă ne plus rien cacher de la vĂ©ritĂ© sur des tueries dont les victimes algĂ©riennes ne sont toujours pas dĂ©nombrĂ©es. Comment faire taire ce vieillard, dont la mĂ©moire est implacable, et qui, au fil de l'instruction de son procĂšs, se montre dĂ©cidĂ©ment trop bavard ? Le premier roman noir consacrĂ© Ă l'une des pages les plus sombres du colonialisme français. Francis Zamponi, journaliste et romancier, est notamment l'auteur de Mon colonel, In nomine patris, Le Don du sang, tous consacrĂ©s aux sĂ©quelles de la guerre d'AlgĂ©rie et parus chez " Babel Noir ", Actes Sud. site de l'auteur
En arrĂȘtant Ă sa descente d'avion Maurice Fabre, recherchĂ© pour crimes contre l'humanitĂ© en raison de sa participation active aux " massacres de SĂ©tif ", les autoritĂ©s algĂ©riennes n'ont-elles pas fait preuve d'un zĂšle quelque peu excessif ? Car plus de soixante ans aprĂšs les faits, personne, des deux cĂŽtĂ©s de la MĂ©diterranĂ©e, n'a vraiment intĂ©rĂȘt Ă revenir sur ces journĂ©es sanglantes de mai 1945, dans cette AlgĂ©rie française qui Ă©tait alors Ă la fois pĂ©tainiste, gaulliste et sous influence amĂ©ricaine. Ni Alger, ni Paris, ni mĂȘme Washington... Personne, sauf l'accusĂ©. Celui que la presse dĂ©signe comme le " Boucher de Guelma " est en effet dĂ©terminĂ© Ă ne plus rien cacher de la vĂ©ritĂ© sur des tueries dont les victimes algĂ©riennes ne sont toujours pas dĂ©nombrĂ©es. Comment faire taire ce vieillard, dont la mĂ©moire est implacable, et qui, au fil de l'instruction de son procĂšs, se montre dĂ©cidĂ©ment trop bavard ? Le premier roman noir consacrĂ© Ă l'une des pages les plus sombres du colonialisme français. Francis Zamponi, journaliste et romancier, est notamment l'auteur de Mon colonel, In nomine patris, Le Don du sang, tous consacrĂ©s aux sĂ©quelles de la guerre d'AlgĂ©rie et parus chez " Babel Noir ", Actes Sud. site de l'auteur