All The Things You Are - Corine Pourtau & Lunatique

By Corine Pourtau & Lunatique

Release Date: 2020-04-15

Genre: Short Stories

(0 ratings)
Y avait pas plus jolie fille au Jackson’s que Minnie Waterfield. Les soirs oĂč elle y chantait, y avait tant de monde, tant de types rassemblĂ©s au pied de la scĂšne, qu’on aurait pu croire que tous les gars de TremĂ© et des autres quartiers s’étaient donnĂ© le mot. Y avait mĂȘme des Blancs. Pour ĂȘtre sĂ»rs d’avoir une place, on arrivait trĂšs en avance. Bien plus en avance qu’au boulot, ça...

TremĂ©, quartier mythique de La Nouvelle-OrlĂ©ans. C’est lĂ  que tous les soirs, Minnie Waterfiled monte sur la scĂšne du Jackson’s, un de ces clubs de seconde zone « qui fleurissent au fond de ruelles sans rĂ©verbĂšre, juste pour que des pauvres types qu’ont jamais su ce que rĂȘver veut dire se rassurent, en constatant qu’ils ne sont pas les seuls ». Et des hommes, blancs, noirs, elle en fait rĂȘver, Minnie Waterfield, dans sa robe de lamĂ© bleu. Jusqu’au drame. Un musicien jaloux, on n’a jamais bien su, et la police n’a pas cherchĂ© longtemps non plus. AprĂšs tout, « c’était qu’une fille noire comme toutes les filles noires de TremĂ©, qui comptait juste pour des types [...] qu’ont simplement besoin d’un peu d’évasion, le samedi soir, au pied d’une scĂšne, dans la fumĂ©e des cigarettes, avec leur costume du dimanche qui sent la naphtaline... »

All The Things You Are - Corine Pourtau & Lunatique

By Corine Pourtau & Lunatique

Release Date: 2020-04-15

Genre: Short Stories

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Y avait pas plus jolie fille au Jackson’s que Minnie Waterfield. Les soirs oĂč elle y chantait, y avait tant de monde, tant de types rassemblĂ©s au pied de la scĂšne, qu’on aurait pu croire que tous les gars de TremĂ© et des autres quartiers s’étaient donnĂ© le mot. Y avait mĂȘme des Blancs. Pour ĂȘtre sĂ»rs d’avoir une place, on arrivait trĂšs en avance. Bien plus en avance qu’au boulot, ça...

TremĂ©, quartier mythique de La Nouvelle-OrlĂ©ans. C’est lĂ  que tous les soirs, Minnie Waterfiled monte sur la scĂšne du Jackson’s, un de ces clubs de seconde zone « qui fleurissent au fond de ruelles sans rĂ©verbĂšre, juste pour que des pauvres types qu’ont jamais su ce que rĂȘver veut dire se rassurent, en constatant qu’ils ne sont pas les seuls ». Et des hommes, blancs, noirs, elle en fait rĂȘver, Minnie Waterfield, dans sa robe de lamĂ© bleu. Jusqu’au drame. Un musicien jaloux, on n’a jamais bien su, et la police n’a pas cherchĂ© longtemps non plus. AprĂšs tout, « c’était qu’une fille noire comme toutes les filles noires de TremĂ©, qui comptait juste pour des types [...] qu’ont simplement besoin d’un peu d’évasion, le samedi soir, au pied d’une scĂšne, dans la fumĂ©e des cigarettes, avec leur costume du dimanche qui sent la naphtaline... »

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