« Nous, classes moyennes, petits-bourgeois de toutes catĂ©gories, anesthĂ©siĂ©s par notre confort, chloroformĂ©s par nos habitudes, obnubilĂ©s par nos mĂ©diocres intĂ©rĂȘts, devrions nous aviser que le modĂšle dâorganisation sociale qui est rĂ©volu, câest celui qui se prĂ©sente comme le seul concevable et le seul souhaitable, le modĂšle que le capitalisme libĂ©ral a Ă©tendu Ă toute la planĂšte, celui dâune sociĂ©tĂ© Ă deux vitesses et dâun monde Ă deux humanitĂ©s. LâĂ©volution plus quâalarmante des rapports sociaux, le fossĂ© infranchissable qui se creuse toujours plus entre nantis et dĂ©munis, entre possĂ©dants et dĂ©possĂ©dĂ©s, engendrant exclusion, haine et violence, rendent inĂ©luctable le choix dĂ©cisif entre un monde oĂč la dĂ©fense des privilĂšges ne pourra plus ĂȘtre assurĂ©e que par la guerre dĂ©clarĂ©e contre les pauvres et un monde oĂč la suppression des inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques constitue le prĂ©alable de la construction dâune dĂ©mocratie mondiale. »Le capitalisme ne fonctionne pas seulement par oppression mais aussi par lâadhĂ©sion des individus au systĂšme qui les exploite, entretenue par de vaines espĂ©rances de succĂšs individuel. Nos luttes doivent sâaccompagner dâun autre combat, dont lâenjeu est lâappropriation par chacun de sa subjectivitĂ© : ce travail de « socioanalyse » a pour objet la maĂźtrise de ce qui conditionne notre participation spontanĂ©e Ă lâordre Ă©tabli.
« Nous, classes moyennes, petits-bourgeois de toutes catĂ©gories, anesthĂ©siĂ©s par notre confort, chloroformĂ©s par nos habitudes, obnubilĂ©s par nos mĂ©diocres intĂ©rĂȘts, devrions nous aviser que le modĂšle dâorganisation sociale qui est rĂ©volu, câest celui qui se prĂ©sente comme le seul concevable et le seul souhaitable, le modĂšle que le capitalisme libĂ©ral a Ă©tendu Ă toute la planĂšte, celui dâune sociĂ©tĂ© Ă deux vitesses et dâun monde Ă deux humanitĂ©s. LâĂ©volution plus quâalarmante des rapports sociaux, le fossĂ© infranchissable qui se creuse toujours plus entre nantis et dĂ©munis, entre possĂ©dants et dĂ©possĂ©dĂ©s, engendrant exclusion, haine et violence, rendent inĂ©luctable le choix dĂ©cisif entre un monde oĂč la dĂ©fense des privilĂšges ne pourra plus ĂȘtre assurĂ©e que par la guerre dĂ©clarĂ©e contre les pauvres et un monde oĂč la suppression des inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques constitue le prĂ©alable de la construction dâune dĂ©mocratie mondiale. »Le capitalisme ne fonctionne pas seulement par oppression mais aussi par lâadhĂ©sion des individus au systĂšme qui les exploite, entretenue par de vaines espĂ©rances de succĂšs individuel. Nos luttes doivent sâaccompagner dâun autre combat, dont lâenjeu est lâappropriation par chacun de sa subjectivitĂ© : ce travail de « socioanalyse » a pour objet la maĂźtrise de ce qui conditionne notre participation spontanĂ©e Ă lâordre Ă©tabli.