Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaĂźne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralitĂ© du travail consistant Ă reproduire la sociĂ©tĂ© : combien couterait de salarier toutes les activitĂ©s procrĂ©atives, affectives, Ă©ducatives, de soin et dâhygiĂšne aujourdâhui rĂ©alisĂ©es gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?La lutte contre le sexisme nâexige pas tant lâĂ©galitĂ© de salaire entre hommes et femmes, ni mĂȘme la fin de prĂ©jugĂ©s ou dâune discrimination, mais la rĂ©appropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation â ce qui dessine lâhorizon dâun communisme de type nouveau.
Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaĂźne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralitĂ© du travail consistant Ă reproduire la sociĂ©tĂ© : combien couterait de salarier toutes les activitĂ©s procrĂ©atives, affectives, Ă©ducatives, de soin et dâhygiĂšne aujourdâhui rĂ©alisĂ©es gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?La lutte contre le sexisme nâexige pas tant lâĂ©galitĂ© de salaire entre hommes et femmes, ni mĂȘme la fin de prĂ©jugĂ©s ou dâune discrimination, mais la rĂ©appropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation â ce qui dessine lâhorizon dâun communisme de type nouveau.