Publier un livre, nous dit Michel Tournier, câest procĂ©der Ă un lĂącher de vampires. Car un livre est un oiseau sec, exsangue, avide de chaleur humaine, et, lorsquâil sâenvole, câest Ă la recherche dâun lecteur, ĂȘtre de chair et de sang, sur lequel il pourra se poser afin de se gonfler de sa vie et de ses rĂȘves. Ainsi le livre devient ce quâil a vocation dâĂȘtre : une Ćuvre vivante. Une cinquantaine de livres sont donc venus se poser sur le lecteur Tournier, lequel, ayant une plume Ă la main, a essayĂ© de dĂ©crire les fruits imaginaires que ces semences produisaient dans sa tĂȘte. Il en rĂ©sulte une suite de brefs essais, qui vont de Charles Perrault Ă Jean-Paul Sartre et de Novalis Ă GĂŒnter Grass, oĂč la joie dâĂ©crire sâajoute au bonheur de lire.
Publier un livre, nous dit Michel Tournier, câest procĂ©der Ă un lĂącher de vampires. Car un livre est un oiseau sec, exsangue, avide de chaleur humaine, et, lorsquâil sâenvole, câest Ă la recherche dâun lecteur, ĂȘtre de chair et de sang, sur lequel il pourra se poser afin de se gonfler de sa vie et de ses rĂȘves. Ainsi le livre devient ce quâil a vocation dâĂȘtre : une Ćuvre vivante. Une cinquantaine de livres sont donc venus se poser sur le lecteur Tournier, lequel, ayant une plume Ă la main, a essayĂ© de dĂ©crire les fruits imaginaires que ces semences produisaient dans sa tĂȘte. Il en rĂ©sulte une suite de brefs essais, qui vont de Charles Perrault Ă Jean-Paul Sartre et de Novalis Ă GĂŒnter Grass, oĂč la joie dâĂ©crire sâajoute au bonheur de lire.