La figure du prince protecteur des Lettres semble relever dâune Ă©vidence que lâon nâa plus Ă interroger et lâhistoire associe tel ou tel roi Ă une forme de mĂ©cĂ©nat littĂ©raire trop aisĂ©ment qualifiĂ© de politique culturelle. Entre le XVIe et le XVIIe siĂšcle cependant, les images ne sont nĂ©es que dâune lente et complexe Ă©laboration oĂč se mĂȘlent les souhaits des hommes de Lettres, les souhaits des souverains, les Ă©volutions respectives des domaines politique et littĂ©raire. La relation des rois de France et des hommes de Lettres â car câest dâune relation bien plus que de lâimage personnelle dâun roi-mĂ©cĂšne quâil sâagit Ă la fin â constitue en fait le lieu Ă la fois central et pĂ©riphĂ©rique oĂč sâest en partie jouĂ©e lâexistence mĂȘme des Lettres et oĂč sâest peut-ĂȘtre mise en place lâune des fonctions du prince et de lâEtat moderne. Le Sceptre et la plume tente, en examinant les images royales de protection des Lettres, de retracer quelques aspects de cette relation singuliĂšre.
La figure du prince protecteur des Lettres semble relever dâune Ă©vidence que lâon nâa plus Ă interroger et lâhistoire associe tel ou tel roi Ă une forme de mĂ©cĂ©nat littĂ©raire trop aisĂ©ment qualifiĂ© de politique culturelle. Entre le XVIe et le XVIIe siĂšcle cependant, les images ne sont nĂ©es que dâune lente et complexe Ă©laboration oĂč se mĂȘlent les souhaits des hommes de Lettres, les souhaits des souverains, les Ă©volutions respectives des domaines politique et littĂ©raire. La relation des rois de France et des hommes de Lettres â car câest dâune relation bien plus que de lâimage personnelle dâun roi-mĂ©cĂšne quâil sâagit Ă la fin â constitue en fait le lieu Ă la fois central et pĂ©riphĂ©rique oĂč sâest en partie jouĂ©e lâexistence mĂȘme des Lettres et oĂč sâest peut-ĂȘtre mise en place lâune des fonctions du prince et de lâEtat moderne. Le Sceptre et la plume tente, en examinant les images royales de protection des Lettres, de retracer quelques aspects de cette relation singuliĂšre.