Huis clos - Jean-Paul Sartre

By Jean-Paul Sartre

Release Date: 2019-09-26

Genre: Theater

(0 ratings)
Un publiciste adultĂšre fusillĂ© pour avoir dĂ©sertĂ©, une jeune bourgeoise qui a noyĂ© son enfant et poussĂ© son amant au suicide, une employĂ©e des postes lesbienne qui a peut-ĂȘtre une mort sur la conscience : les trois se retrouvent en Enfer. Contrairement Ă  ce qu’ils croyaient, l’Enfer n’est pas une chambre de torture mais un salon Second Empire oĂč ils vont – Ă©ternellement – s’épier, se provoquer, tenter de se sĂ©duire et surtout se dĂ©chirer. On l’aura compris : « L’Enfer, c’est les Autres. » Créé en 1944, Huis clos illustre une rĂ©flexion philosophique menĂ©e par Sartre un an plus tĂŽt dans L’Être et le NĂ©ant, en particulier sur le « regard de l’autre » qui me constitue en « esclave » vis-Ă -vis de lui. À ce titre, la piĂšce s’inscrit dans la tradition, vivace jusqu’aprĂšs la guerre, du « théùtre d’idĂ©es ». Mais, en interrogeant le sens mĂȘme de l’existence par des dialogues de tous les jours, dans un dĂ©cor bourgeois qui figure un univers irrĂ©el, elle annonce aussi le « théùtre de l’absurde » qui triomphera dans les annĂ©es 1950. ComĂ©die de boulevard Ă  portĂ©e mĂ©taphysique, elle doit Ă  cette vocation paradoxale d’ĂȘtre aujourd’hui encore, en France et Ă  l’étranger, l’un des plus grands succĂšs du théùtre français contemporain.

Huis clos - Jean-Paul Sartre

By Jean-Paul Sartre

Release Date: 2019-09-26

Genre: Theater

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Un publiciste adultĂšre fusillĂ© pour avoir dĂ©sertĂ©, une jeune bourgeoise qui a noyĂ© son enfant et poussĂ© son amant au suicide, une employĂ©e des postes lesbienne qui a peut-ĂȘtre une mort sur la conscience : les trois se retrouvent en Enfer. Contrairement Ă  ce qu’ils croyaient, l’Enfer n’est pas une chambre de torture mais un salon Second Empire oĂč ils vont – Ă©ternellement – s’épier, se provoquer, tenter de se sĂ©duire et surtout se dĂ©chirer. On l’aura compris : « L’Enfer, c’est les Autres. » Créé en 1944, Huis clos illustre une rĂ©flexion philosophique menĂ©e par Sartre un an plus tĂŽt dans L’Être et le NĂ©ant, en particulier sur le « regard de l’autre » qui me constitue en « esclave » vis-Ă -vis de lui. À ce titre, la piĂšce s’inscrit dans la tradition, vivace jusqu’aprĂšs la guerre, du « théùtre d’idĂ©es ». Mais, en interrogeant le sens mĂȘme de l’existence par des dialogues de tous les jours, dans un dĂ©cor bourgeois qui figure un univers irrĂ©el, elle annonce aussi le « théùtre de l’absurde » qui triomphera dans les annĂ©es 1950. ComĂ©die de boulevard Ă  portĂ©e mĂ©taphysique, elle doit Ă  cette vocation paradoxale d’ĂȘtre aujourd’hui encore, en France et Ă  l’étranger, l’un des plus grands succĂšs du théùtre français contemporain.

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