Que les conflits internationaux crĂ©ent du « politique » semble une Ă©vidence : ils bouleversent les institutions, les finances et lâĂ©conomie, façonnent de nouvelles formes dâengagement, induisent une mobilisation, entraĂźnent Ă©ventuellement des phĂ©nomĂšnes de collaboration. Lâobjectif des Ă©tudes rĂ©unies ici nâest pas tant dâĂ©tudier Ă travers les conflits lâessor de « lâĂtat » en lui-mĂȘme, que de comprendre dans quelle mesure ils ont favorisĂ© lâĂ©mergence de nouveaux rapports au politique. Pour cela, lâexamen sur la longue durĂ©e de terrains variĂ©s â de lâAngleterre Ă Venise, de la Saxe Ă lâEspagne â permet dâĂ©valuer la construction progressive du politique au cours de guerres Ă©trangĂšres, de guerres civiles aux implications internationales et dâoccupations militaires.Dans quelle mesure assiste-t-on Ă lâapparition de nouvelles formes de politisation des institutions et des populations ? Les conflits sont-ils toujours politisĂ©s ? Les tentatives pour les justifier, au nom dâun bien supĂ©rieur, crĂ©ent-elles de nouveaux rapports au sein des sociĂ©tĂ©s ? Dans ces conflits, la mobilisation croissante des ressources dâun territoire conduit-elle, dĂšs lâĂ©poque moderne, aux guerres dites totales ? Lâengagement social sâen trouve-t-il modifiĂ© et les modalitĂ©s, comme les lieux, de la prise de parole politique connaissent-ils des mutations ? Les conflits transforment-ils sans cesse les relations que les diffĂ©rents groupes entretiennent entre eux ?Pour rĂ©pondre Ă ces interrogations, cet ouvrage rĂ©unit les contributions de 16 historiens venus dâEspagne, de Grande-Bretagne, dâAllemagne et de France qui sâattachent Ă analyser ces processus de politisation entre le XVe et le XIXe siĂšcle.
Que les conflits internationaux crĂ©ent du « politique » semble une Ă©vidence : ils bouleversent les institutions, les finances et lâĂ©conomie, façonnent de nouvelles formes dâengagement, induisent une mobilisation, entraĂźnent Ă©ventuellement des phĂ©nomĂšnes de collaboration. Lâobjectif des Ă©tudes rĂ©unies ici nâest pas tant dâĂ©tudier Ă travers les conflits lâessor de « lâĂtat » en lui-mĂȘme, que de comprendre dans quelle mesure ils ont favorisĂ© lâĂ©mergence de nouveaux rapports au politique. Pour cela, lâexamen sur la longue durĂ©e de terrains variĂ©s â de lâAngleterre Ă Venise, de la Saxe Ă lâEspagne â permet dâĂ©valuer la construction progressive du politique au cours de guerres Ă©trangĂšres, de guerres civiles aux implications internationales et dâoccupations militaires.Dans quelle mesure assiste-t-on Ă lâapparition de nouvelles formes de politisation des institutions et des populations ? Les conflits sont-ils toujours politisĂ©s ? Les tentatives pour les justifier, au nom dâun bien supĂ©rieur, crĂ©ent-elles de nouveaux rapports au sein des sociĂ©tĂ©s ? Dans ces conflits, la mobilisation croissante des ressources dâun territoire conduit-elle, dĂšs lâĂ©poque moderne, aux guerres dites totales ? Lâengagement social sâen trouve-t-il modifiĂ© et les modalitĂ©s, comme les lieux, de la prise de parole politique connaissent-ils des mutations ? Les conflits transforment-ils sans cesse les relations que les diffĂ©rents groupes entretiennent entre eux ?Pour rĂ©pondre Ă ces interrogations, cet ouvrage rĂ©unit les contributions de 16 historiens venus dâEspagne, de Grande-Bretagne, dâAllemagne et de France qui sâattachent Ă analyser ces processus de politisation entre le XVe et le XIXe siĂšcle.