Tendues vers la croissance Ă©conomique, les sociĂ©tĂ©s occidentales ont-elles chance de maĂźtriser les risques de dĂ©sorganisation qui les menacent et de dĂ©velopper encore leur prospĂ©ritĂ© matĂ©rielle ? Câest possible. Le principal danger est autre. Il est de les voir Ă©voluer, en sâorganisant, vers un avenir dâinjustice et de violence croissantes. Un avenir dans lequel les grandes orientations de lâactivitĂ© seront dĂ©finies par les minoritĂ©s dominantes de lâĂ©conomie ; dans lequel les modes de vie, soumis Ă dâinacceptables contraintes technologiques, ne seront pas librement choisis ; dans lequel subsisteront et sâaggraveront les diverses formes dâinjustice. Une telle Ă©volution nâest cependant pas fatale. Des institutions ordonnatrices dâun dĂ©veloppement social maĂźtrisĂ© et choisi pourraient en Ă©carter la menace. De ces institutions, les embryons existent dĂ©jĂ et lâĂ©tude critique du VIe Plan français montre par quels progrĂšs elles pourraient faire face aux risques de dĂ©sordre que courent toutes les Ă©conomies en Ă©volution rapide. Mais rĂ©aliser de tels progrĂšs, câest modifier profondĂ©ment la structure du pouvoir, câest inclure des objectifs politiques explicites dans le champ de la planification, câest ouvrir la voie Ă une rĂ©forme profonde de la sociĂ©tĂ©. Plus profondĂ©ment, pareils progrĂšs supposent un accord profond entre un projet social et une idĂ©e de lâhomme. DâoĂč la mĂ©ditation par laquelle sâachĂšve ce livre : de quelle espĂ©rance lâhomme a-t-il Ă©tĂ© capable, au fil de sa longue histoire ?
Tendues vers la croissance Ă©conomique, les sociĂ©tĂ©s occidentales ont-elles chance de maĂźtriser les risques de dĂ©sorganisation qui les menacent et de dĂ©velopper encore leur prospĂ©ritĂ© matĂ©rielle ? Câest possible. Le principal danger est autre. Il est de les voir Ă©voluer, en sâorganisant, vers un avenir dâinjustice et de violence croissantes. Un avenir dans lequel les grandes orientations de lâactivitĂ© seront dĂ©finies par les minoritĂ©s dominantes de lâĂ©conomie ; dans lequel les modes de vie, soumis Ă dâinacceptables contraintes technologiques, ne seront pas librement choisis ; dans lequel subsisteront et sâaggraveront les diverses formes dâinjustice. Une telle Ă©volution nâest cependant pas fatale. Des institutions ordonnatrices dâun dĂ©veloppement social maĂźtrisĂ© et choisi pourraient en Ă©carter la menace. De ces institutions, les embryons existent dĂ©jĂ et lâĂ©tude critique du VIe Plan français montre par quels progrĂšs elles pourraient faire face aux risques de dĂ©sordre que courent toutes les Ă©conomies en Ă©volution rapide. Mais rĂ©aliser de tels progrĂšs, câest modifier profondĂ©ment la structure du pouvoir, câest inclure des objectifs politiques explicites dans le champ de la planification, câest ouvrir la voie Ă une rĂ©forme profonde de la sociĂ©tĂ©. Plus profondĂ©ment, pareils progrĂšs supposent un accord profond entre un projet social et une idĂ©e de lâhomme. DâoĂč la mĂ©ditation par laquelle sâachĂšve ce livre : de quelle espĂ©rance lâhomme a-t-il Ă©tĂ© capable, au fil de sa longue histoire ?