Les courtisanes - Michel Bernard

By Michel Bernard

Release Date: 1968-01-01

Genre: Fiction & Literature

(0 ratings)
L’érotisme mĂȘle ici ses sueurs aux humiditĂ©s de la lagune, ses odeurs aux Ă©manations de la mer. Mais si Michel Bernard excelle Ă  peindre des voluptĂ©s, des grotesques, des dĂ©lires, des triomphes, que la phrase accompagne savamment, ce qui hante le livre et l’habite, ce ne sont ni les rĂ©jouissances charnelles, ni les renaissances du passĂ©, bien qu’il y baigne. Une recherche plus gĂ©nĂ©rale, une interrogation aussi actuelle que possible y perce et s’impose : la toile blanche, dont le vertige Ă©claire le dĂ©but et la fin du livre. Le peintre devra s’y mesurer, s’y dĂ©finir tout entier. Par la rĂ©-invention des Courtisanes de Carpaccio - largement Ă©panouies, dĂ©multipliĂ©es Ă  la fois dans le chef-d’Ɠuvre du passĂ©, dans la Venise rĂ©elle et insolite, et dĂ©jĂ  Ă  travers le tableau qui n’est pas mais qui va ĂȘtre - ressuscite le drame mĂȘme de la crĂ©ation. Faut-il le dire pourtant ? N’en dĂ©plaise aux innombrables amateurs du dĂ©sespoir : soit Ă  cause de l’évident plaisir de l’écriture, soit plus encore parce que toute crĂ©ation, fĂ»t-elle accompagnĂ©e de tortures, reste notre plus fervent exercice (et avec l’amour, peut-ĂȘtre notre seul exercice vrai), voici enfin, d’un bout Ă  l’autre, un livre heureux. C’est le neuviĂšme roman de Michel Bernard.

Les courtisanes - Michel Bernard

By Michel Bernard

Release Date: 1968-01-01

Genre: Fiction & Literature

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L’érotisme mĂȘle ici ses sueurs aux humiditĂ©s de la lagune, ses odeurs aux Ă©manations de la mer. Mais si Michel Bernard excelle Ă  peindre des voluptĂ©s, des grotesques, des dĂ©lires, des triomphes, que la phrase accompagne savamment, ce qui hante le livre et l’habite, ce ne sont ni les rĂ©jouissances charnelles, ni les renaissances du passĂ©, bien qu’il y baigne. Une recherche plus gĂ©nĂ©rale, une interrogation aussi actuelle que possible y perce et s’impose : la toile blanche, dont le vertige Ă©claire le dĂ©but et la fin du livre. Le peintre devra s’y mesurer, s’y dĂ©finir tout entier. Par la rĂ©-invention des Courtisanes de Carpaccio - largement Ă©panouies, dĂ©multipliĂ©es Ă  la fois dans le chef-d’Ɠuvre du passĂ©, dans la Venise rĂ©elle et insolite, et dĂ©jĂ  Ă  travers le tableau qui n’est pas mais qui va ĂȘtre - ressuscite le drame mĂȘme de la crĂ©ation. Faut-il le dire pourtant ? N’en dĂ©plaise aux innombrables amateurs du dĂ©sespoir : soit Ă  cause de l’évident plaisir de l’écriture, soit plus encore parce que toute crĂ©ation, fĂ»t-elle accompagnĂ©e de tortures, reste notre plus fervent exercice (et avec l’amour, peut-ĂȘtre notre seul exercice vrai), voici enfin, d’un bout Ă  l’autre, un livre heureux. C’est le neuviĂšme roman de Michel Bernard.

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