Cette nouvelle Ă©dition prĂ©sente cinq journaux remarquables dâhabitants du Nord, combattants et civils, rĂ©digĂ©s entre 1914 et 1918 dans les tranchĂ©es et dans la rĂ©gion occupĂ©e. Ils restituent, cent ans aprĂšs la Grande Guerre et la disparition complĂšte dâune gĂ©nĂ©ration, des situations dâhommes et de femmes qui ont vĂ©cu la rĂ©solution, la souffrance, lâhumiliation, en restant conscients du prix de leur abnĂ©gation : le sacrifice pour la France. Les diaristes pratiquent une forme de rĂ©sistance de tous les instants, y compris tenir un journal : rĂ©sister, câest tout faire pour gagner la guerre contre les Allemands. Les soldats nous renseignent, Ă tous les niveaux spatiotemporels, sur les combats, lâoccupation, lâĂ©vacuation, tandis que les diaristes civils, â deux institutrices et un commerçant â, se font les mĂ©morialistes dâune prĂ©cision implacable de leur rĂ©gion Ă lâheure allemande, enchevĂȘtrĂ©e dans leur chronologie affective personnelle. La lecture de ces journaux nous apprend que le corps, lâĂąme, le paysage, sont vulnĂ©rables, au sens Ă©tymologique. Elle nous permet de voir comment les blessures et les dĂ©vastations extraordinaires dues Ă la Grande Guerre ont Ă©tĂ© vĂ©cues, perçues et reprĂ©sentĂ©es, « distillĂ©es », comme disait le gĂ©ographe Ă©crivain Julien Gracq en inventant les belles notions « dâesprit de lâhistoire » et de « paysage-histoire ».
Cette nouvelle Ă©dition prĂ©sente cinq journaux remarquables dâhabitants du Nord, combattants et civils, rĂ©digĂ©s entre 1914 et 1918 dans les tranchĂ©es et dans la rĂ©gion occupĂ©e. Ils restituent, cent ans aprĂšs la Grande Guerre et la disparition complĂšte dâune gĂ©nĂ©ration, des situations dâhommes et de femmes qui ont vĂ©cu la rĂ©solution, la souffrance, lâhumiliation, en restant conscients du prix de leur abnĂ©gation : le sacrifice pour la France. Les diaristes pratiquent une forme de rĂ©sistance de tous les instants, y compris tenir un journal : rĂ©sister, câest tout faire pour gagner la guerre contre les Allemands. Les soldats nous renseignent, Ă tous les niveaux spatiotemporels, sur les combats, lâoccupation, lâĂ©vacuation, tandis que les diaristes civils, â deux institutrices et un commerçant â, se font les mĂ©morialistes dâune prĂ©cision implacable de leur rĂ©gion Ă lâheure allemande, enchevĂȘtrĂ©e dans leur chronologie affective personnelle. La lecture de ces journaux nous apprend que le corps, lâĂąme, le paysage, sont vulnĂ©rables, au sens Ă©tymologique. Elle nous permet de voir comment les blessures et les dĂ©vastations extraordinaires dues Ă la Grande Guerre ont Ă©tĂ© vĂ©cues, perçues et reprĂ©sentĂ©es, « distillĂ©es », comme disait le gĂ©ographe Ă©crivain Julien Gracq en inventant les belles notions « dâesprit de lâhistoire » et de « paysage-histoire ».