Jeu - Jacqueline Risset

By Jacqueline Risset

Release Date: 1971-01-01

Genre: Fiction & Literature

(0 ratings)
Jeu se compose de quatre parties qui s’enchaĂźnent : RĂ©cit, AprĂšs-RĂ©cit, Jeu, MĂ©thode. C’est-Ă -dire qu’il (Jeu) est une partie de lui-mĂȘme. Il sort du RĂ©cit qui Ă©crit le nom, dans tous les sens, avec les fragments de « visions Â» qui traversent le champ biographique — champ ouvert et dissous par le rĂ©cit qui commence — et saute d’un fragment Ă  l’autre avec le seul fil de ses lettres. RĂ©cit est suivi d’un non-rĂ©cit : les Ă©lĂ©ments dĂ©posĂ©s, sĂ©parĂ©s dans des listes, la fiction et l’ordre de la liste se sĂ©parent, se fixent. Jeu intervient alors comme ensemble, qui reprend les fragments et les relance. Et la MĂ©thode vient Ă  la fin, pour commencer. Jeu n’est pas Ă  lire comme un « poĂšme Â». Les groupements, les images, n’y sont pas pour ĂȘtre goĂ»tĂ©s, isolĂ©s en suivant. Ils y sont par rapport Ă  leur suite, qui les vide, en retournement, sous la forme Ă  la fois de l’application et de la loi â€” pour saisir la pensĂ©e quand elle agite les bases, en traversant la « philosophie Â», la « biographie Â», le « moment prĂ©sent Â». Ce n’est pas un jeu, il n’est pas un plan ; mais c’est un jeu : il jette.

Jeu - Jacqueline Risset

By Jacqueline Risset

Release Date: 1971-01-01

Genre: Fiction & Literature

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Jeu se compose de quatre parties qui s’enchaĂźnent : RĂ©cit, AprĂšs-RĂ©cit, Jeu, MĂ©thode. C’est-Ă -dire qu’il (Jeu) est une partie de lui-mĂȘme. Il sort du RĂ©cit qui Ă©crit le nom, dans tous les sens, avec les fragments de « visions Â» qui traversent le champ biographique — champ ouvert et dissous par le rĂ©cit qui commence — et saute d’un fragment Ă  l’autre avec le seul fil de ses lettres. RĂ©cit est suivi d’un non-rĂ©cit : les Ă©lĂ©ments dĂ©posĂ©s, sĂ©parĂ©s dans des listes, la fiction et l’ordre de la liste se sĂ©parent, se fixent. Jeu intervient alors comme ensemble, qui reprend les fragments et les relance. Et la MĂ©thode vient Ă  la fin, pour commencer. Jeu n’est pas Ă  lire comme un « poĂšme Â». Les groupements, les images, n’y sont pas pour ĂȘtre goĂ»tĂ©s, isolĂ©s en suivant. Ils y sont par rapport Ă  leur suite, qui les vide, en retournement, sous la forme Ă  la fois de l’application et de la loi â€” pour saisir la pensĂ©e quand elle agite les bases, en traversant la « philosophie Â», la « biographie Â», le « moment prĂ©sent Â». Ce n’est pas un jeu, il n’est pas un plan ; mais c’est un jeu : il jette.

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