Pour connaĂźtre la vie quotidienne et les sentiments des populations au temps des guerres de Religion, le public ne disposait pas de tĂ©moignages de premier ordre portant sur une longue durĂ©e. Il existe pourtant un maĂźtre ouvrage qui comble le vide : le Journal de Louvet. Si, depuis une quinzaine dâannĂ©es, quelques grands historiens y ont fait rĂ©fĂ©rence, il nâavait fait lâobjet dâune publication quâau milieu du XIXe siĂšcle, en plusieurs livraisons, dans une revue locale. Lâouvrage de Philippe Tourault en livre lâessentiel. AprĂšs avoir rappelĂ© les Ă©vĂ©nements survenus depuis 1560, Jean Louvet, greffier angevin, commence sa chronique en 1583 et la poursuit jusquâen 1634, peu avant sa mort. TĂ©moin dâexception, ce catholique intransigeant (que consterne lâavĂšnement dâHenri IV) dĂ©crit donc tout au long du rĂšgne de Charles IX, dâHenri III, dâHenri IV et de Louis XIII, la vie et les humeurs des Angevins (et les siennes propres) aux prises avec la soldatesque, le climat, la vie chĂšre, les impĂŽts, les Ă©pidĂ©mies de peste, les âbonsâ et âmauvais pauvresâ, les âbonsâ et âmauvais catholiquesâ, les bourgeois prĂ©tentieux, les huguenots impĂ©nitents. Il juge et commente les combats et les Ă©dits, les informations qui lui parviennent de Paris, du Languedoc, de Nantes, de La Rochelle surtout oĂč les protestants dĂ©fient le roi. Ainsi, fait rarissime, prĂšs de soixante-quinze ans de notre histoire, dont plus de cinquante en prise directe avec lâĂ©vĂ©nement, nous sont rapportĂ©s tels quâils ont Ă©tĂ© vĂ©cus et sentis au jour le jour par les Français.
Pour connaĂźtre la vie quotidienne et les sentiments des populations au temps des guerres de Religion, le public ne disposait pas de tĂ©moignages de premier ordre portant sur une longue durĂ©e. Il existe pourtant un maĂźtre ouvrage qui comble le vide : le Journal de Louvet. Si, depuis une quinzaine dâannĂ©es, quelques grands historiens y ont fait rĂ©fĂ©rence, il nâavait fait lâobjet dâune publication quâau milieu du XIXe siĂšcle, en plusieurs livraisons, dans une revue locale. Lâouvrage de Philippe Tourault en livre lâessentiel. AprĂšs avoir rappelĂ© les Ă©vĂ©nements survenus depuis 1560, Jean Louvet, greffier angevin, commence sa chronique en 1583 et la poursuit jusquâen 1634, peu avant sa mort. TĂ©moin dâexception, ce catholique intransigeant (que consterne lâavĂšnement dâHenri IV) dĂ©crit donc tout au long du rĂšgne de Charles IX, dâHenri III, dâHenri IV et de Louis XIII, la vie et les humeurs des Angevins (et les siennes propres) aux prises avec la soldatesque, le climat, la vie chĂšre, les impĂŽts, les Ă©pidĂ©mies de peste, les âbonsâ et âmauvais pauvresâ, les âbonsâ et âmauvais catholiquesâ, les bourgeois prĂ©tentieux, les huguenots impĂ©nitents. Il juge et commente les combats et les Ă©dits, les informations qui lui parviennent de Paris, du Languedoc, de Nantes, de La Rochelle surtout oĂč les protestants dĂ©fient le roi. Ainsi, fait rarissime, prĂšs de soixante-quinze ans de notre histoire, dont plus de cinquante en prise directe avec lâĂ©vĂ©nement, nous sont rapportĂ©s tels quâils ont Ă©tĂ© vĂ©cus et sentis au jour le jour par les Français.