Le chercheur en sciences humaines, mais aussi le praticien qui intervient Ă titre professionnel dans le jeu dâacteurs compliquĂ© de lâalimentation (mĂ©decins, pouvoirs publics, industries, mĂ©dias, consommateurs, experts...) trouveront ici une description dĂ©taillĂ©e de la structure, du contenu et des variations des reprĂ©sentations sociales et des comportements alimentaires de la population française contemporaine. Ces descriptions sâappuient sur lâexploitation dâun matĂ©riau empirique considĂ©rable (plusieurs enquĂȘtes lourdes du CrĂ©doc, sur des milliers de personnes, lâanalyse de 500 dĂ©finitions de dictionnaire avec des mĂ©thodes nouvelles dans la discipline...). Au-delĂ de cet apport descriptif, on sâattache Ă expliciter concrĂštement, au niveau individuel et social, les mĂ©canismes qui lient la pensĂ©e Ă lâaction. Pour cela, la thĂ©orie des reprĂ©sentations sociales est ici formalisĂ©e dâune maniĂšre « calculable », et examinĂ©e dans une perspective fonctionnelle (« que font les gens avec leurs reprĂ©sentations ? »). Cela permet de rendre compte, en passant, de la diversitĂ© des reprĂ©sentations observĂ©e dans une population, des aspects « magiques » de diverses croyances alimentaires, et surtout de la coordination sociale des comportements. On propose enfin quelques hypothĂšses sur les lois de dĂ©veloppement culturel des reprĂ©sentations, notamment celle du « trophisme » (dĂ©veloppement par lâusage des aspects les plus utilisĂ©s), et sur lâĂ©cologie des reprĂ©sentations sociales en tant que populations de reprĂ©sentations individuelles. Ces hypothĂšses jettent un pont avec plusieurs autres disciplines des sciences humaines.
Le chercheur en sciences humaines, mais aussi le praticien qui intervient Ă titre professionnel dans le jeu dâacteurs compliquĂ© de lâalimentation (mĂ©decins, pouvoirs publics, industries, mĂ©dias, consommateurs, experts...) trouveront ici une description dĂ©taillĂ©e de la structure, du contenu et des variations des reprĂ©sentations sociales et des comportements alimentaires de la population française contemporaine. Ces descriptions sâappuient sur lâexploitation dâun matĂ©riau empirique considĂ©rable (plusieurs enquĂȘtes lourdes du CrĂ©doc, sur des milliers de personnes, lâanalyse de 500 dĂ©finitions de dictionnaire avec des mĂ©thodes nouvelles dans la discipline...). Au-delĂ de cet apport descriptif, on sâattache Ă expliciter concrĂštement, au niveau individuel et social, les mĂ©canismes qui lient la pensĂ©e Ă lâaction. Pour cela, la thĂ©orie des reprĂ©sentations sociales est ici formalisĂ©e dâune maniĂšre « calculable », et examinĂ©e dans une perspective fonctionnelle (« que font les gens avec leurs reprĂ©sentations ? »). Cela permet de rendre compte, en passant, de la diversitĂ© des reprĂ©sentations observĂ©e dans une population, des aspects « magiques » de diverses croyances alimentaires, et surtout de la coordination sociale des comportements. On propose enfin quelques hypothĂšses sur les lois de dĂ©veloppement culturel des reprĂ©sentations, notamment celle du « trophisme » (dĂ©veloppement par lâusage des aspects les plus utilisĂ©s), et sur lâĂ©cologie des reprĂ©sentations sociales en tant que populations de reprĂ©sentations individuelles. Ces hypothĂšses jettent un pont avec plusieurs autres disciplines des sciences humaines.