Il y a longtemps quâHenri Quatre chevauche dans ma mĂ©moire. Le livre quâon va lire ne fut pas Ă©crit dâun seul jet. Ce nâest pas une biographie romancĂ©e, ce nâest pas une Ă©vocation historique, câest plutĂŽt un bouquet composĂ© en marge de quarante ans dâĂ©criture et dont je fais hommage au plus paysan de nos rois. Il fut poĂšte autant que batailleur et fidĂšle autant que galant. Il savait faire la part de lâĂąme, la part des fĂ©es, la part des sources. Il lĂ©gua Ă la France les slogans dâun Front Populaire qui sent Ă jamais le muguet et le lilas. Il a instaurĂ© sur la table de ferme la poule au pot tous les dimanches, et sur nos places publiques, une superbe Marianne dĂ©poitraillĂ©e dont les gĂ©nĂ©reuses mamelles sâappellent labourage et pĂąturage. Avec sa tĂȘte exagĂ©rĂ©ment cabrĂ©e, Ă cause de la fraise empesĂ©e, avec sa drĂŽle de tĂȘte, pointue par la barbiche, ronde par le front, busquĂ©e par le nez, malicieuse par le regard sous les lourdes paupiĂšres, il avance sur son cheval blanc Ă hauteur de lâentresol, saluant familiĂšrement les belles Parisiennes surprises dans leur dĂ©colletĂ© nocturne. Câest ainsi quâHenri IV fait son entrĂ©e dans sa capitale au petit matin...
Il y a longtemps quâHenri Quatre chevauche dans ma mĂ©moire. Le livre quâon va lire ne fut pas Ă©crit dâun seul jet. Ce nâest pas une biographie romancĂ©e, ce nâest pas une Ă©vocation historique, câest plutĂŽt un bouquet composĂ© en marge de quarante ans dâĂ©criture et dont je fais hommage au plus paysan de nos rois. Il fut poĂšte autant que batailleur et fidĂšle autant que galant. Il savait faire la part de lâĂąme, la part des fĂ©es, la part des sources. Il lĂ©gua Ă la France les slogans dâun Front Populaire qui sent Ă jamais le muguet et le lilas. Il a instaurĂ© sur la table de ferme la poule au pot tous les dimanches, et sur nos places publiques, une superbe Marianne dĂ©poitraillĂ©e dont les gĂ©nĂ©reuses mamelles sâappellent labourage et pĂąturage. Avec sa tĂȘte exagĂ©rĂ©ment cabrĂ©e, Ă cause de la fraise empesĂ©e, avec sa drĂŽle de tĂȘte, pointue par la barbiche, ronde par le front, busquĂ©e par le nez, malicieuse par le regard sous les lourdes paupiĂšres, il avance sur son cheval blanc Ă hauteur de lâentresol, saluant familiĂšrement les belles Parisiennes surprises dans leur dĂ©colletĂ© nocturne. Câest ainsi quâHenri IV fait son entrĂ©e dans sa capitale au petit matin...