Quâen est-il, aujourdâhui, de la psychiatrie dans le dĂ©veloppement des sciences fondamentales, dont elle a reçu sa part, mais Ă une place qui, pour sâĂȘtre ainsi affirmĂ©e, demeure nĂ©anmoins menacĂ©e par la visĂ©e rĂ©ductrice de lâexactitude scientifique ? Quâen est-il, Ă lâautre bout, dans le foisonnement des idĂ©es actuel, dans les rĂ©gions philosophiques oĂč les lumiĂšres psychiatriques enfin sollicitĂ©es risquent de se perdre dans les thĂ©ories qui lâassimilent Ă leurs systĂšmes ? Car, cĂŽtoyant les grandes questions, interrogĂ© par ce qui dĂ©finit son objet : le bonheur, lâamour, la vie sociale, on a craint, par ailleurs, que la psychiatrie en vienne Ă imposer sa loi dans les paramĂštres dâune normalitĂ© suspecte. Au point que de ce soupçon naquit lâantipsychiatrie qui tantĂŽt niait la maladie mentale, tantĂŽt voyait dans la folie lâaccĂšs Ă la Connaissance. MĂ©decine, psychologie, psychanalyse ? A ce point de lâĂ©ternel insoluble de lâunion de lâĂąme et du corps, la psychiatrie ne permettra ni exclusive idĂ©ologique ou scientifique, ni humanisme imprĂ©cis ou Ă©clectisme trop facile. Car de la pratique psychiatrique surgissent dâinĂ©branlables convictions. Psychiatre des HĂŽpitaux, psychĂąnalyste, câest dans cette aire des certitudes quâAugustin Jeanneau veut conduire le lecteur, lĂ oĂč la rĂ©pĂ©tition des rĂ©alitĂ©s quotidiennes impose ses Ă©vidences, lĂ oĂč la demande de tous et la souffrance de chacun dĂ©terminent la position du psychiatre en dĂ©finissait son champ visuel, suffisant Ă fonder son objet pourvu que son regard en embrasse la totalitĂ©.
Quâen est-il, aujourdâhui, de la psychiatrie dans le dĂ©veloppement des sciences fondamentales, dont elle a reçu sa part, mais Ă une place qui, pour sâĂȘtre ainsi affirmĂ©e, demeure nĂ©anmoins menacĂ©e par la visĂ©e rĂ©ductrice de lâexactitude scientifique ? Quâen est-il, Ă lâautre bout, dans le foisonnement des idĂ©es actuel, dans les rĂ©gions philosophiques oĂč les lumiĂšres psychiatriques enfin sollicitĂ©es risquent de se perdre dans les thĂ©ories qui lâassimilent Ă leurs systĂšmes ? Car, cĂŽtoyant les grandes questions, interrogĂ© par ce qui dĂ©finit son objet : le bonheur, lâamour, la vie sociale, on a craint, par ailleurs, que la psychiatrie en vienne Ă imposer sa loi dans les paramĂštres dâune normalitĂ© suspecte. Au point que de ce soupçon naquit lâantipsychiatrie qui tantĂŽt niait la maladie mentale, tantĂŽt voyait dans la folie lâaccĂšs Ă la Connaissance. MĂ©decine, psychologie, psychanalyse ? A ce point de lâĂ©ternel insoluble de lâunion de lâĂąme et du corps, la psychiatrie ne permettra ni exclusive idĂ©ologique ou scientifique, ni humanisme imprĂ©cis ou Ă©clectisme trop facile. Car de la pratique psychiatrique surgissent dâinĂ©branlables convictions. Psychiatre des HĂŽpitaux, psychĂąnalyste, câest dans cette aire des certitudes quâAugustin Jeanneau veut conduire le lecteur, lĂ oĂč la rĂ©pĂ©tition des rĂ©alitĂ©s quotidiennes impose ses Ă©vidences, lĂ oĂč la demande de tous et la souffrance de chacun dĂ©terminent la position du psychiatre en dĂ©finissait son champ visuel, suffisant Ă fonder son objet pourvu que son regard en embrasse la totalitĂ©.