Deux carnets conservĂ©s par Joan Didion depuis les annĂ©es 1970 sont aujourdâhui rassemblĂ©s en un seul volume.Il sâagit tout dâabord dâun carnet de voyage : en juin 1970 Joan Didion et son mari ont sillonnĂ© le Sud des Ătats-Unis (la Louisiane, le Mississippi, lâAlabama), et en de courts chapitres non datĂ©s Joan Didion livre ses observations sur les lieux, les paysages ou les gens rencontrĂ©s.Le projet du voyage et son miroir littĂ©raire dĂ©coulent de la volontĂ© de comprendre ce « Sud profond », pour la Californienne quâest Joan Didion â et Ă travers le Sud, lâAmĂ©rique tout entiĂšre. Le Sud comme une terre tournĂ©e vers le passĂ© â alors que la Californie est tournĂ©e vers lâavenir â et comme un pays aux certitudes inĂ©branlables : chacun doit rester Ă sa place, les femmes, les Noirs, les pauvres, les Ă©trangers. Joan Didion absorbe, commente, questionne, et se moque parfois. La plume est acĂ©rĂ©e, rapporte des conversations avec divers personnages, des entrepreneurs, des mĂ©decins, des esthĂ©ticiennes et note Ă quel point son apparence, ses vĂȘtements et son attitude gĂ©nĂ©rale inspirent la mĂ©fiance. Elle dĂ©crit une sociĂ©tĂ© qui vit sur les vestiges dâun systĂšme fĂ©odal construit par les planteurs de coton. Le deuxiĂšme carnet, datĂ© de 1976, est constituĂ© des notes prises par Didion quand elle sâest installĂ©e dans un hĂŽtel Ă San Francisco pour couvrir le procĂšs de Patty Hearst. Lâauteure revient sur la figure de sa grand-mĂšre, ses lectures, et sur son appartenance Ă cette Californie depuis quâelle a traversĂ© pour la premiĂšre fois le Golden Gate Bridge. Les deux textes nous permettent de mieux comprendre lâAmĂ©rique de ces annĂ©es-lĂ , et de ce fait, lâAmĂ©rique de Trump, dans ce court livre brillant oĂč lâacuitĂ© du regard de Didion fait toujours mouche.Traduit de l'anglais (Ătats-Unis) par ValĂ©rie Malfoy
Deux carnets conservĂ©s par Joan Didion depuis les annĂ©es 1970 sont aujourdâhui rassemblĂ©s en un seul volume.Il sâagit tout dâabord dâun carnet de voyage : en juin 1970 Joan Didion et son mari ont sillonnĂ© le Sud des Ătats-Unis (la Louisiane, le Mississippi, lâAlabama), et en de courts chapitres non datĂ©s Joan Didion livre ses observations sur les lieux, les paysages ou les gens rencontrĂ©s.Le projet du voyage et son miroir littĂ©raire dĂ©coulent de la volontĂ© de comprendre ce « Sud profond », pour la Californienne quâest Joan Didion â et Ă travers le Sud, lâAmĂ©rique tout entiĂšre. Le Sud comme une terre tournĂ©e vers le passĂ© â alors que la Californie est tournĂ©e vers lâavenir â et comme un pays aux certitudes inĂ©branlables : chacun doit rester Ă sa place, les femmes, les Noirs, les pauvres, les Ă©trangers. Joan Didion absorbe, commente, questionne, et se moque parfois. La plume est acĂ©rĂ©e, rapporte des conversations avec divers personnages, des entrepreneurs, des mĂ©decins, des esthĂ©ticiennes et note Ă quel point son apparence, ses vĂȘtements et son attitude gĂ©nĂ©rale inspirent la mĂ©fiance. Elle dĂ©crit une sociĂ©tĂ© qui vit sur les vestiges dâun systĂšme fĂ©odal construit par les planteurs de coton. Le deuxiĂšme carnet, datĂ© de 1976, est constituĂ© des notes prises par Didion quand elle sâest installĂ©e dans un hĂŽtel Ă San Francisco pour couvrir le procĂšs de Patty Hearst. Lâauteure revient sur la figure de sa grand-mĂšre, ses lectures, et sur son appartenance Ă cette Californie depuis quâelle a traversĂ© pour la premiĂšre fois le Golden Gate Bridge. Les deux textes nous permettent de mieux comprendre lâAmĂ©rique de ces annĂ©es-lĂ , et de ce fait, lâAmĂ©rique de Trump, dans ce court livre brillant oĂč lâacuitĂ© du regard de Didion fait toujours mouche.Traduit de l'anglais (Ătats-Unis) par ValĂ©rie Malfoy