Le monde est fou. La seule sagesse est de chasser le plaisir dans les forĂȘts de lâabsurde, en attendant que la terre nous manque sous les pieds, pense Marc Lascaut. Seulement, on ne perd pas sur ordre le goĂ»t des grands sentiments pĂ©rimĂ©s. Les hommes ont autant besoin dâaimer, de croire et dâagir que de respirer. DâoĂč cette rĂ©volte sans cause qui pousse Ă ĂȘtre, par dĂ©fi, encore plus fou que le monde. Mais une brume noie les bords du Rhin, en mĂȘme temps que lâĂ©goĂŻsme sarcastique de Marc. Il rencontre Isolde, qui semblait lâattendre, et lâamour frappe comme la foudre. Il essaye de fuir, de se dĂ©battre contre cet amour absolu qui lâobligerait Ă accepter lâespoir, les responsabilitĂ©s, le don de soi. Et chacun de ses efforts lâenfonce plus avant dans cette vieille Ă©vidence quâil faut, pour sauver sa vie, accepter de la perdre. Comme les deux premiers romans de Gabriel Veraldi, Le Chasseur captif se passe sur deux plans Ă©troitement mĂȘlĂ©s ; celui des rapports entre lâhomme et les mystĂšres de son destin ; celui de lâaventure, de la satire et de la comĂ©die quotidienne. Dans un style qui passe en jouant de lâhumour glacĂ© Ă la mĂ©lancolie, de la raillerie de soi-mĂȘme Ă la passion, il raconte comment un grand amour bouscule toutes les prudences avec un aveuglement de force naturelle.
Le monde est fou. La seule sagesse est de chasser le plaisir dans les forĂȘts de lâabsurde, en attendant que la terre nous manque sous les pieds, pense Marc Lascaut. Seulement, on ne perd pas sur ordre le goĂ»t des grands sentiments pĂ©rimĂ©s. Les hommes ont autant besoin dâaimer, de croire et dâagir que de respirer. DâoĂč cette rĂ©volte sans cause qui pousse Ă ĂȘtre, par dĂ©fi, encore plus fou que le monde. Mais une brume noie les bords du Rhin, en mĂȘme temps que lâĂ©goĂŻsme sarcastique de Marc. Il rencontre Isolde, qui semblait lâattendre, et lâamour frappe comme la foudre. Il essaye de fuir, de se dĂ©battre contre cet amour absolu qui lâobligerait Ă accepter lâespoir, les responsabilitĂ©s, le don de soi. Et chacun de ses efforts lâenfonce plus avant dans cette vieille Ă©vidence quâil faut, pour sauver sa vie, accepter de la perdre. Comme les deux premiers romans de Gabriel Veraldi, Le Chasseur captif se passe sur deux plans Ă©troitement mĂȘlĂ©s ; celui des rapports entre lâhomme et les mystĂšres de son destin ; celui de lâaventure, de la satire et de la comĂ©die quotidienne. Dans un style qui passe en jouant de lâhumour glacĂ© Ă la mĂ©lancolie, de la raillerie de soi-mĂȘme Ă la passion, il raconte comment un grand amour bouscule toutes les prudences avec un aveuglement de force naturelle.