AprĂšs avoir contĂ© lâĂ©vĂ©nement le plus considĂ©rable du siĂšcle pour lâAmĂ©rique â la rĂ©volution cubaine â puis celui dont les consĂ©quences ne sont pas toujours encore mesurables pour la France â la rĂ©volution algĂ©rienne â , Ania Francos a voulu plonger dans le monde le plus Ă©touffant, sans doute, oĂč le plus sinistre et dĂ©risoire mĂ©pris de la personne humaine offre une image dĂ©formĂ©e mais combien inquiĂ©tante dâune idĂ©ologie raciste qui, pour sâĂȘtre apparemment Ă©croulĂ©e en 1945, nâen est pas moins demeurĂ©e vivace. LâAfrique du Sud peut nous paraĂźtre bien lointaine et nâintĂ©resser en fait que quelques-uns : ce serait oublier pourtant que la parabole du maĂźtre et de lâesclave, toujours dâactualitĂ©, fatalement nous concerne tous, et toujours nous compromet.
AprĂšs avoir contĂ© lâĂ©vĂ©nement le plus considĂ©rable du siĂšcle pour lâAmĂ©rique â la rĂ©volution cubaine â puis celui dont les consĂ©quences ne sont pas toujours encore mesurables pour la France â la rĂ©volution algĂ©rienne â , Ania Francos a voulu plonger dans le monde le plus Ă©touffant, sans doute, oĂč le plus sinistre et dĂ©risoire mĂ©pris de la personne humaine offre une image dĂ©formĂ©e mais combien inquiĂ©tante dâune idĂ©ologie raciste qui, pour sâĂȘtre apparemment Ă©croulĂ©e en 1945, nâen est pas moins demeurĂ©e vivace. LâAfrique du Sud peut nous paraĂźtre bien lointaine et nâintĂ©resser en fait que quelques-uns : ce serait oublier pourtant que la parabole du maĂźtre et de lâesclave, toujours dâactualitĂ©, fatalement nous concerne tous, et toujours nous compromet.