1918 : La victoire - Pierre Miquel

By Pierre Miquel

Release Date: 1998-01-01

Genre: History

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11 novembre 1918, onze heures du matin : les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchĂ©es, la foule se presse Ă  la Concorde, dans le monde entier la joie Ă©clate. Mais cette joie fut, dans les lignes, un soulagement incrĂ©dule. Car cette paix, les hommes l’avait payĂ©e d’un lourd tribut. Jamais depuis 1914 le conflit n’avait Ă©tĂ© si meurtrier ni si dramatique. De mars Ă  juillet 1918, Paris a Ă©tĂ© menacĂ©. Pierre Miquel a profondĂ©ment renouvelĂ© l’histoire de 1918 en consultant les archives françaises et alliĂ©es. Une course acharnĂ©e aux effectifs. Le sacrifice programmĂ© d’une gĂ©nĂ©ration, quand les Ă©tats-majors rayent d’un trait une classe de jeunes hommes de leurs prĂ©visions. Une guerre technicienne, oĂč le mouvement, l’usage massif des avions et des chars, annoncent les percĂ©es de 1939-1940. Une guerre terroriste, oĂč les obus et les torpilles aĂ©riennes ajoutent aux souffrances de civils minĂ©s par les privations. Une guerre mondiale, Ă  double titre. Parce que des hommes tombĂšrent aussi en Palestine, dans le Caucase ou les Balkans. Parce que, les Anglo-Saxons sont les arbitres de la paix. Ils pourraient aligner cent cinquante divisions en 1919. Seule la menace du bolchevisme, le risque de son extension Ă  Vienne et Ă  Berlin, les forcent Ă  rechercher une fin rapide. Les poilus des grandes batailles de 1918 ont plus souffert qu’en 1916, l’annĂ©e de Verdun. À la seconde bataille de la Marne, les jeunes de 19 ans meurent au cĂŽtĂ© des territoriaux quinquagĂ©naires. La victoire du 11 novembre est due Ă  leur sacrifice, ainsi qu’à celui trop longtemps sous-estimĂ© des AlliĂ©s : AmĂ©ricains et Britanniques, Canadiens et Australiens, Belges et Italiens, tombĂ©s en nombre dans la croisade contre les Empires centraux.

1918 : La victoire - Pierre Miquel

By Pierre Miquel

Release Date: 1998-01-01

Genre: History

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11 novembre 1918, onze heures du matin : les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchĂ©es, la foule se presse Ă  la Concorde, dans le monde entier la joie Ă©clate. Mais cette joie fut, dans les lignes, un soulagement incrĂ©dule. Car cette paix, les hommes l’avait payĂ©e d’un lourd tribut. Jamais depuis 1914 le conflit n’avait Ă©tĂ© si meurtrier ni si dramatique. De mars Ă  juillet 1918, Paris a Ă©tĂ© menacĂ©. Pierre Miquel a profondĂ©ment renouvelĂ© l’histoire de 1918 en consultant les archives françaises et alliĂ©es. Une course acharnĂ©e aux effectifs. Le sacrifice programmĂ© d’une gĂ©nĂ©ration, quand les Ă©tats-majors rayent d’un trait une classe de jeunes hommes de leurs prĂ©visions. Une guerre technicienne, oĂč le mouvement, l’usage massif des avions et des chars, annoncent les percĂ©es de 1939-1940. Une guerre terroriste, oĂč les obus et les torpilles aĂ©riennes ajoutent aux souffrances de civils minĂ©s par les privations. Une guerre mondiale, Ă  double titre. Parce que des hommes tombĂšrent aussi en Palestine, dans le Caucase ou les Balkans. Parce que, les Anglo-Saxons sont les arbitres de la paix. Ils pourraient aligner cent cinquante divisions en 1919. Seule la menace du bolchevisme, le risque de son extension Ă  Vienne et Ă  Berlin, les forcent Ă  rechercher une fin rapide. Les poilus des grandes batailles de 1918 ont plus souffert qu’en 1916, l’annĂ©e de Verdun. À la seconde bataille de la Marne, les jeunes de 19 ans meurent au cĂŽtĂ© des territoriaux quinquagĂ©naires. La victoire du 11 novembre est due Ă  leur sacrifice, ainsi qu’à celui trop longtemps sous-estimĂ© des AlliĂ©s : AmĂ©ricains et Britanniques, Canadiens et Australiens, Belges et Italiens, tombĂ©s en nombre dans la croisade contre les Empires centraux.

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